La Province évalue ses dispositifs au regard de la question de l’égalité entre les femmes et les hommes

« Une Province dans laquelle les femmes et les hommes ont les mêmes chances ». Il s’agit de l’un des engagements de la collectivité dont la portée sociétale est si fondamentale, qu’il fait partie des priorités de son plan stratégique Vision Sud. Cet engagement implique d’évaluer ses dispositifs et politiques publiques sous le prisme du genre. C’est dans cette dynamique, que Gil Brial, le deuxième vice-président de la province Sud a tenu à encourager les deux directions provinciales pilotes qui vont entamer ce travail de collecte de données pour cet objectif d’évaluation.


Réunis pour la première fois dans le cadre de cette démarche par le Centre d’Information – Droits des Femmes et Égalité (CIDFE), les référents des directions provinciales de l’Emploi et du Logement (DEL), et ceux de la Culture, de la Jeunesse et des sports (DCJS) ont été avisés de la démarche méthodologique dans le cadre de la mission qui leur est confiée. À savoir mettre en œuvre des indicateurs d’évaluation des dispositifs et politiques publiques de la province Sud au regard de la question de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Une démarche qui émane de la volonté de l’exécutif provincial. « Nous sommes dans une démarche qui consiste à promouvoir la femme dans la société calédonienne dans tous les aspects, et notamment dans le monde économique et sportif », a déclaré Gil Brial, le deuxième président. Et nous ne pouvons pas dire que nous voulons une politique en faveur de l’égalité femmes/hommes et ne pas évaluer ce que nous faisons à ce niveau. » Justifiant cet engagement, il poursuit : « Il existe un grand nombre d’aides mises en place par la province Sud. Il serait intéressant d’analyser la proportion de demandes de dossiers sollicités par des femmes et aussi des hommes, avec le nombre réel de ces dossiers qui aboutissent. Et ensuite de voir s’il y a un delta entre ces deux données. S’il y a une différence, alors il faudra comprendre pourquoi. »

Il existe trois types de dispositifs provinciaux identifiés explique Joane Païdi, responsable du CIDFE : « Les dispositifs sexo-spécifiques qui répondent aux besoins des femmes ou des hommes, des dispositifs qui s’adressent aux femmes plus précisément ou à leurs problématiques, et enfin des dispositifs généraux ouverts à tous. La question est de savoir comment au travers de ces dispositifs la Province impacte ses administrés. »

Gil Brial et l’équipe du CIDFE.

Définir les indicateurs d’évaluation afin de favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes

Les deux directions pilotes sont accompagnées dans ce travail de collecte de données par deux professionnelles du développement durable et de la transformation des organisations, mandatées par le CIDFE : Bibiana Jurado et Marie-Françoise Pierre. « L’idée est d’accompagner dans la transition vers un modèle de société plus durable et inclusif. Ainsi, pendant plusieurs mois, nous allons travailler en séquences individuelles avec les référents égalités de chacune des directions », explique Bibiana Jurado. Pour cela, les deux consultantes proposent une méthodologie basée sur l’accompagnement/challenge. Elle poursuit : « Notre contribution dans cet objectif de transformation est d’accompagner les personnes référentes pour les aider à identifier les indicateurs nécessaires afin d’évaluer les dispositifs et politiques publiques de la province Sud. »

Plusieurs ateliers en individuel et collectif seront ainsi planifiés à partir du mois d’avril et s’échelonneront jusqu’au mois de septembre où aura lieu la restitution des indicateurs des deux directions. « Notre rôle, c’est vraiment de susciter l’émulation, encourager et donner des outils nécessaires pour que la Province puisse définir comment elle agit pour les femmes. Ceci afin de favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes », ajoute Marie-Françoise Pierre.

« Avec cette évaluation sous le prisme du genre, l’idée est de savoir d’où l’on part pour ensuite réfléchir à la manière dont nous pouvons prioriser nos actions et peut-être mettre en place d’autres dispositifs. Évaluer donc pour se réajuster si besoin est », conclut Joane Païdi.

Bibiana Jurado et Marie-Françoise Pierre.