Le Centre d’Hébergement d’Urgence accueille les femmes victimes de violences et leurs enfants

C’est l’aboutissement d’une volonté, celle de la province Sud portée par Gil Brial, le deuxième vice-président, avec le soutien financier de l’État, représentée par Grégory Lecru, commissaire délégué de la République pour la province Sud, et en partenariat avec les associations Les Manguiers et L’Accueil. Le Centre d’Hébergement d’Urgence pour les femmes victimes de violences conjugales ou intrafamiliales avec ou sans enfants, propose une offre complémentaire aux dispositifs existants. Son inauguration s’est déroulée mardi 8 mars, en présence des élues provinciales : Nadine Jalabert, Laura Vendegou, des sénateurs coutumiers, des forces de l’ordre et des acteurs institutionnels et associatifs qui ont participé au projet.


« Nous sommes là parce qu’en 2019, le Président de la République a lancé le Grenelle contre les violences conjugales au niveau national, a commencé Gil Brial lors de son discours d’ouverture. Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement a pris en charge ce dossier et nous a réunis à plusieurs reprises par groupes de travail. Au nom de la province Sud, j’ai alors pris deux engagements : mettre à disposition des appartements relais et augmenter le nombre de places pour les structures d’accueil d’urgence. »

Face aux situations d’urgence où des femmes sont victimes de violences, l’objectif pour la Province, dans un premier temps, est de répondre rapidement et efficacement, afin de mettre ces personnes et leurs enfants hors de danger. « Le CHU qu’on inaugure aujourd’hui fait partie intégrante du réseau des centres d’hébergement d’urgence. Et le plus important est d’assurer une prise en charge immédiate de la victime qui est traumatisée, choquée et a besoin d’un soutien psychologique et social rapidement », poursuit le deuxième vice-président de la province Sud. Car, « Les violences conjugales et familiales » sont les fléaux de la Nouvelle-Calédonie », a rappelé Cathy Copoea, la présidente de l’association Les Manguiers. « En 2021 c’est plus de 2000 victimes dont 1400 femmes, parce que ce sont essentiellement les femmes qui sont victimes de ces violences. », a précisé  Grégory Lecru, le commissaire délégué pour la province Sud.

« Prendre en considération les femmes victimes de violences avec leurs enfants »

Le centre d’hébergement vient compléter l’offre existante souligne Gil Brial : « Jusqu’à présent, les femmes qui avaient par exemple trois enfants et si parmi ces enfants, il y a un garçon de plus de 13 ans, il n’existait pas de structure d’accueil pour ces femmes. L’objectif du CHU est de prendre en considération ces situations. »

Appartenant à la province Sud, les locaux ont été rénovés et sécurisés. L’investissement a coûté 12 millions de francs dont 9 millions de soutien financier de l’État et 3 millions de participation province Sud. L’aménagement du centre a été pensé pour offrir aux femmes et à leurs enfants un lieu de vie chaleureux et convivial. En termes de capacité d’accueil, le centre compte 6 chambres avec un maximum de 12 lits adultes, 2 lits parapluies en cas de besoin pour un enfant de moins de 2 ans. « Tout est fait pour que ces femmes puissent  trouver une sorte de cocon, un endroit calme loin de tout où elles vont pouvoir d’abord se reposer avant de construire un projet de vie et d’accéder à l’indépendance », ajoute-t-il.

Un accompagnement social

Au-delà de l’accueil physique, les femmes peuvent compter sur un appui social, psychologique et juridique notamment avec les travailleurs sociaux du Relais, les services de la direction provinciale de l’Emploi et du Logement. Mais aussi grâce au réseau de partenaires associatifs et institutionnels reliés au CHU.  L’ouverture du Centre d’Hébergement d’Urgence est prévue mi-mars.

Ouvert 24h/24 et 7j/7, le centre offre un accueil sécurisé pour permettre à la femme, seule ou avec ses enfants, de se ressourcer pendant 1 mois (renouvelable deux fois).