La Province mise sur l’éducation, le numérique, le soutien aux entreprises et l’environnement

Les élus de la province Sud se sont réunis ce jeudi 17 février pour la première assemblée de l’année. Une assemblée présidée exceptionnellement par Philippe Blaise, le premier vice-président qui a remplacé Sonia Backes. Les mesures votées aujourd’hui à l’unanimité mettent l’accent sur le soutien à la jeunesse, à l’environnement, à l’emploi et l’économie, afin d’offrir aux ressortissants de la province Sud, les moyens de commencer 2022 sous le signe de la réussite.


C’est la rentrée pour les élus de la Province. Au menu de cette assemblée : l’éducation avec le lancement du plan « Collège nouvelle génération », l’ouverture de l’internat de la réussite à Dumbéa, mais également des mesures pour l’économie, l’emploi et l’insertion avec notamment l’extension du plan d’urgence de soutien aux entreprises affectées par la crise Covid, au secteur de l’événementiel et des discothèques. Et enfin deux autres textes qui portent sur le changement de statut de la Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris qui devient un groupement d’intérêt public, et le vœu sollicitant l’État sur l’homologation législative des peines d’emprisonnement instituées par le code de l’environnement.

Booster les conditions favorables à la réussite scolaire

  • Plan « Collège nouvelle génération »

Compétente en matière de construction, d’équipement et d’entretien des collèges publics, la province Sud a annoncé en ce début d’année qu’elle lance le plan « Collège nouvelle génération ». L’objectif est d’offrir aux élèves et aux enseignants les meilleures conditions pour favoriser la réussite scolaire. Un projet qui tient tout particulièrement à cœur à Gil Brial, le deuxième vice-président en charge de l’enseignement : « Notre souhait, c’est qu’il y ait la même qualité d’enseignement sur l’ensemble des 21 collèges en province Sud. Cette qualité passe par l’accueil, c’est-à-dire les locaux, mais aussi l’aménagement, explique-t-il. Nous considérons que la réussite éducative passe par trois points : la qualité de vie des collégiens, celle des personnels et l’intégration des parents d’élèves. Cela se traduit par un meilleur aménagement des salles de classe pour mieux correspondre à la pédagogie actuelle. Mais aussi la mise en place de lieux où les élèves peuvent se poser et se détendre. » À cela s’ajoute « des cours plus adaptés et du matériel informatique qui correspond aux attentes des enseignants et des collégiens » précise-t-il.

La construction de ce plan s’appuie sur une démarche participative. Il s’articule autour de deux axes : le premier garantit une harmonisation des équipements, tandis que le second plus variable permet de répondre aux besoins spécifiques des collèges grâce à des appels à projets lancés cette année.

1, 5 milliard de dépense par an pour la construction et l’entretien des collèges en province Sud 

  • Ouverture de l’internat de la réussite à Dumbéa

La Province ouvre cette année, un internat de la réussite à Dumbéa pour accueillir les élèves et collégiens méritants. L’établissement reçoit à compter d’avril 2022, 40 internes (20 filles et 20 garçons) qui seront scolarisés au collège Apogoti et à l’école Gustave Clain. Pour prendre en compte l’ouverture de ce nouvel internat, le règlement intérieur des internats provinciaux a été révisé.

Entreprises, emploi et insertion… les nerfs de la réussite économique

  • Les discothèques et organisateurs d’événementiels vont bénéficier du plan d’urgence Covid de la province Sud

Les élus ont également voté l’extension du plan d’urgence de soutien aux entreprises affectées économiquement par la crise sanitaire aux discothèques et entreprises d’événementiel. Ce plan prévoit un soutien financier aux entreprises de 1 à 10 personnes, ayant perdu au moins 30 % de leurs chiffres d’affaires.  Philippe Blaise explique cette nouvelle mesure : « Quand le confinement a été levé, certaines entreprises sont quand même restées fermées par décision du Haut-commissaire pour éviter les grands rassemblements. C’est le cas de toutes les entreprises d’événementiel et des boîtes de nuit. Nous avons été approchés par ces professionnels qui ont été empêchés de travailler durant les mois de novembre et décembre et n’ont reçu aucune compensation. Cette nouvelle mesure leur permet de bénéficier des aides Covid. » Soit le mois de novembre pour l’événementiel, novembre et décembre pour les discothèques.

Les entreprises concernées par cette mesure auront jusqu’au 31 mars pour déposer leur dossier de demande d’aide sur le site de la province Sud.

6 256 entreprises soutenues par la province Sud grâce au plan d’urgence Covid 

  • Aide à la formation aux métiers de l’enseignement du 1er degré

Au travers de cette aide, la Province souhaite encourager la poursuite ou la reprise des études, dans un objectif d’insertion et d’accès à l’emploi pour ses demandeurs d’emploi de plus de 28 ans.

Il s’agit d’une aide qui concerne les deux formations proposées par l’Université de la Nouvelle-Calédonie (diplôme universitaire « enseigner dans le premier degré et master « Métier de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation », mention premier degré). L’indemnité n’est pas cumulable avec l’allocation chômage et elle est attribuée sur critères sociaux.

Parmi les autres textes votés…

  • Création du nouveau statut juridique de la Maison de la Nouvelle-Calédonie qui devient un groupement d’intérêt public (GIP)

Créée en 1989, sous forme associative, la Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris (MNC) a pour mission de promouvoir la Nouvelle-Calédonie sur le plan national et d’apporter aide et assistance aux étudiants et ressortissants Calédoniens. Depuis lors, la Nouvelle-Calédonie et les trois provinces constituent l’association, la financent et siègent dans son conseil d’administration.

Les élues Muriel Malfar-Pauga et Naïa Wateou notamment, ont salué et reconnu l’immense travail réalisé par l’association pendant ces trente dernières années, aussi bien auprès des étudiants calédoniens, que des personnes évasanées en Métropole.

Cependant, les fragilités de son organisation et de sa gouvernance ont abouti, notamment après la publication du rapport d’observation de la chambre territoriale des comptes en 2017, à des questionnements imposant une réforme en profondeur, de sa structure, de son fonctionnement et de sa gouvernance.

Après analyse comparative des différentes formes juridiques adaptées aux missions de la Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris, les membres de l’association ont décidé de retenir la solution qui consiste à créer un Groupement d’Intérêt Public (GIP).

Nicolas Pannier, le secrétaire général de la province Sud, explique que ce changement de statut présente plusieurs avantages : « La création du GIP permet deux choses : définir clairement les missions de l’organisation et un meilleur contrôle du conseil d’administration. Ce qu’on ne peut pas faire si la MNC restait en association, car on serait en gestion de fait, ce qui est illégal. Tandis qu’avec un GIP, les membres de ce GIP peuvent lui confier des missions, notamment celle d’accompagnement des étudiants lorsqu’ils feront leurs études en Métropole. »

  • Vœu sollicitant l’homologation législative des peines d’emprisonnement instituées par le code de l’environnement de la province Sud

L’assemblée de Province a adopté le vœu de solliciter l’État, afin d’obtenir l’homologation législative des peines d’emprisonnement prévues par le code de l’environnement de la province Sud. Ainsi, les magistrats pourront prononcer ces peines en cas d’infractions constatées.