Deux cagous du Parc provincial zoologique et forestier se sont envolés pour le Japon !

Dans le cadre d’un partenariat entre le Centre de conservation de Yokohama et le Parc provincial zoologique et forestier pour la préservation des cagous, un couple de cette espèce endémique du Caillou a été envoyé au pays du Soleil-Levant, pour renouveler la génétique de leur petite population et relancer la reproduction ex situ. Le mâle et la femelle pesant chacun entre 700 et 800 g, soit un poids honorable pour des adultes de cette espèce, ont pris l’avion ce mardi à 1 h du matin.


Après avoir obtenu les permis d’export et d’import de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), ainsi que la validation du certificat vétérinaire à présenter aux autorités nippones, les deux cagous étaient rentrés le 21 décembre en quarantaine pour trois semaines, dans les installations isolées au sein du parc et en présence du Service d’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire (SIVAP) et du vétérinaire référent. Les deux individus en question : un mâle et une femelle âgés de 9 et 6 ans ont été sélectionnés pour leur génétique qui permettra d’infuser « un sang neuf » à la petite population de cagous que possède déjà le Centre de conservation de Yokohama, sachant que la durée de vie d’un cagou se situe entre 25 et 30 ans.

« Cette opération est une réussite, tout s’est bien passé. Les cagous ont été suivis de près par le vétérinaire avant le départ. Durant la quarantaine, leurs comportements ont montré qu’ils étaient plutôt calmes et en bonne santé. Nous avons veillé scrupuleusement à ce qu’ils ne soient pas perturbés », explique Marianne Bonzon, la responsable par intérim du Parc provincial zoologique et forestier. « Cela fait des années que nous avons établi ce partenariat avec le Centre de conservation de Yokohama, pour la préservation des cagous et nous leur faisons entièrement confiance. Nous savons que nos cagous vont bien y être soignés », assure-t-elle.

À travers cette opération, le parc ne reçoit ni d’animaux en échange, ni rémunération. Soulignons également que le Centre de conservation de Yokohama a pris à sa charge les frais de transport des animaux.

L’équipe de soigneurs d’animaux au Parc provincial zoologique et forestier