Violences faites aux femmes :  des appartements relais pour un nouveau départ

Mardi après-midi, Gil Brial, 2e Vice-président de l’assemblée de la province Sud, en charge notamment de la condition féminine, et Muriel Malfar-Pauga, élue provinciale présidente de la Commission de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, ont présenté aux acteurs sociaux le dispositif « appartement relais ». Mis en place en partenariat avec la SIC, il vise à accueillir les victimes de violences conjugales et/ou intrafamiliales mais autonomes, le temps de se retourner pour préparer leur nouvelle vie.


Face au fléau des violences conjugales et intrafamiliales en Nouvelle-Calédonie et pour répondre à la nécessité d’accompagner les victimes, la province Sud met à disposition, en partenariat avec la SIC (Société immobilière de Nouvelle-Calédonie), des appartements relais. « Ce dispositif nous tient à cœur car c’est un engagement pris par la Province lors du Grenelle contre les violences conjugales qui s’est tenu il y a 2 ans », explique Gil Brial. « Il manquait un dispositif d’accompagnement pour les victimes qui sont autonomes mais ont besoin d’un endroit où se poser et se reconstruire. Cet objectif est atteint avec la mise en place de ces appartements relais, grâce à l’implication des différents acteurs et partenaires, des bailleurs sociaux et de Muriel Malfar-Pauga qui a porté ce dossier avec ténacité. »

Ainsi, cinq logements meublés et sécurisés, allant du F2 au F4 situés à Nouméa et dans le Grand Nouméa, accueillent depuis février des victimes de violences conjugales ou intrafamiliales, hommes ou femmes, avec ou sans enfants (sans limite d’âge). Disponible sous une dizaine de jours sur orientation des partenaires (forces de l’ordre, les services sociaux, les associations, etc.), ces appartements relais viennent en complément des centres d’hébergement d’urgence et de réinsertion sociale. L’accueil y est temporaire (3 mois renouvelables) et les personnes sont celles qui sont déjà sur le chemin de l’autonomie. Insérées professionnellement et disposant d’un minimum de ressources, celles-ci prennent à leur compte au moins une partie du loyer et des charges, selon leurs revenus et leur situation.

Ce dispositif, innovant et expérimental, leur permet de bénéficier de conditions favorables pour bâtir leur projet d’avenir et effectuer toutes les démarches nécessaires pour s’installer dans leur futur logement pérenne cette fois-ci, avec l’aide des services provinciaux. Et pour cela, elles bénéficient d’un accompagnement social et thérapeutique, auprès du Relais de la province Sud (Service de traitement des violences intrafamiliales de la Direction provinciale de l’action sanitaire et sociale).

“Neuf mois seulement après le lancement, le bilan est positif. Nous avons déjà accueilli 1 homme et 7 femmes, avec ou sans enfants. Bien sûr, cinq appartements, cela peut sembler peu mais nous n’en sommes qu’aux prémices du dispositif, qui a vocation à se développer. Un partenariat avec les deux autres bailleurs pourrait permettre de mettre plus d’appartements à disposition », précise Muriel Malfar-Pauga avant de conclure : « Avec ces appartements relais, la province Sud démontre une nouvelle fois sa volonté de faire bouger les choses et de mettre en place des actions face au problème des violences intrafamiliales.”

Note : Cette présentation du dispositif s’inscrit dans le cadre du programme « Contre les violences faites aux femmes » de la province Sud, du 8 novembre au 3 décembre. À l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes qui se tient le 25 novembre, ce programme propose de nombreux évènements et permet de mettre en valeur les initiatives portées par les associations qui œuvrent tout au long de l’année pour lutter contre les violences faites aux femmes.

Lien programme : https://www.province-sud.nc/sites/default/files/mcf-programme-des-actions.pdf

Grâce à aux appartements relais, les victimes de violences conjugales ou intrafamiliales, en cours de séparation, peuvent disposer d’un logement le temps de rebondir et dans l’objectif d’être autonome par la suite. Ce dispositif s’inscrit parmi un ensemble de moyens mis en place par la province Sud, la Nouvelle-Calédonie et les acteurs de la lutte contre les violences pour accompagner les victimes.

 

Le dispositif s’appuie sur la coopération des services de la province Sud, pour une prise en charge rapide des victimes. Lors de la présentation, la DEL était représentée par Ghislaine Grammont et Marine Pellerin, accompagnées de Muriel Malfar, élue provinciale présidente de la commission correspondante, le Relais par Cyrielle Mouledous et la Mission à la condition féminine par Joane Païdi.