La province Sud au service des talents Calédoniens

Afin d’épauler les jeunes entrepreneurs dans leurs projets, la province Sud a souhaité valoriser et soutenir leurs démarches à travers 3 aides spécifiques de son Code des Aides pour le Soutien à l’Economie (CASE) : L’aide aux jeunes artisans, les aides aux jeunes diplômés calédoniens et le fonds dédié aux jeunes agriculteurs. Malgré une situation budgétaire contrainte et aggravée par la pandémie de la Covid-19, la collectivité poursuit ainsi ses efforts pour soutenir sa jeunesse talentueuse et l’aider à se lancer dans l’entreprenariat. (Photos d’archives)


  1. L’aide aux jeunes artisans

Pour redynamiser le monde de l’artisanat, la province Sud, en partenariat avec le Crédit Agricole Mutuel de Nouvelle-Calédonie (CAM-NC) et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA-NC), a mis en place un dispositif qui soutient les jeunes artisans de moins de 40 ans dans leurs projets. À cet effet, Philippe Blaise, le premier vice-président de la province Sud, et les représentants du CAM et de la CMA, ont signé vendredi 5 novembre, une convention tripartite qui vise à diminuer les frais de remboursements de prêts d’équipement souscrits par les jeunes artisans de la province Sud.

(De gauche à droite) David Perrard, Président du Conseil d’Administration de la Caisse de Crédit Agricole Mutuel de Nouvelle-Calédonie (CAM-NC), Daniel Viramoutoussamy, Président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA-NC) et Philippe Blaise, premier vice-président de la province Sud.

En soutien au monde de l’artisanat, ce dispositif de bonification des taux d’intérêt des crédits d’équipement permet ainsi d’épauler les jeunes artisans dans leurs investissements réalisés en province Sud, tout en contribuant au renouvellement et au développement économique du secteur déjà lourdement impacté par la crise sanitaire de la Covid-19.

  1. Les aides en faveur des jeunes diplômés calédoniens

En 2020, l’exécutif a souhaité réformer le CASE pour permettre aux jeunes calédoniens de moins de 35 ans, ayant obtenu des diplômes de l’enseignement supérieur (BAC+5) sur le territoire, en métropole ou à l’étranger, de bénéficier de deux nouvelles aides :

–           L’aide à l’emploi qui est accordée lors de l’embauche d’un jeune diplômé calédonien en CDI ou en CDD d’une durée de 12 mois ou plus. Le montant de l’aide consiste en la prise en charge des charges sociales relatives à l’emploi occupé pendant une durée maximale de 18 mois.

–           L’aide à l’investissement dont le plafond est fixé à 5 000 000 F lorsqu’un projet est porté par une entreprise dont l’actionnaire majoritaire est un jeune diplômé calédonien.

Ces deux aides marquent ainsi la volonté de l’exécutif de favoriser l’insertion des jeunes calédoniens diplômés dans les entreprises locales ou de les inciter à se lancer dans la création de leur propre activité. Dans ce cas, ils peuvent également compter sur le Bureau des Investisseurs, dont l’objectif est de promouvoir l’attractivité économique de la Province en accompagnant les investisseurs locaux (ou étrangers dans sa déclinaison Choose province Sud) à développer des projets sur le territoire.

  1. Le fonds pour les jeunes agriculteurs

Dans le cadre de la professionnalisation et de la modernisation des activités liées à l’agriculture, un projet de texte sera voté en Assemblée provinciale le 17 novembre prochain, afin de mettre en place un nouveau fonds qui vise à soutenir les jeunes agriculteurs de moins de 45 ans dans leurs projets d’installation ou de développement des activités agricoles. Ce dispositif permettra de répondre aux contraintes et besoins des jeunes agriculteurs qui souhaitent accéder aux crédits bancaires afin de se lancer dans la profession, grâce notamment à la constitution d’un fonds dénommé « AGRI’EQUIP-PSUD », initié par la province Sud en partenariat avec la Caisse du Crédit Agricole Mutuel de la Nouvelle-Calédonie (CAM-NC).

La Province peut compter sur la force partenariale engagée avec le Crédit Agricole Mutuel de Nouvelle-Calédonie pour aider les jeunes agriculteurs à se lancer dans leur activité afin de redynamiser le secteur fortement impacté ces dernières années, notamment par la succession d’intempéries et la crise sanitaire de la Covid-19.