Violences conjugales, lutter contre la récidive

Le premier stage « responsabilisation à destination des auteurs de violences conjugales et intrafamiliales » s’est tenu jeudi 10 juin au Service de Traitement des Violences Conjugales et Intrafamiliales (Le Relais). Sept auteurs de violence ont été amenés à prendre conscience de leur comportement pour éviter une récidive. Ce dispositif s’inscrit dans la dynamique engagée par la province Sud, le Procureur de la République et le Haut-Commissariat, à la suite du grenelle contre les violences conjugales.


Accueillis par Jean-Baptiste Friat, le directeur de la direction de l’action sanitaire et sociale (DPASS) et ses équipes mobilisées dans la mise en place de ce dispositif, les stagiaires ont bénéficié durant cette première journée « d’un temps de réflexion pour prendre conscience de leur violence lors d’ateliers axés sur la responsabilisation et la lutte contre les récidives » a-t-il expliqué. Selon le directeur de la DPASS, « à travers ce stage, les participants ont la chance de pouvoir bénéficier d’un dispositif innovant visant à les aider à sortir du cercle de la violence et pourront, s’ils le souhaitent, bénéficier d’un suivi et d’une prise en charge par les équipes du Relais de la province Sud. »

Composée notamment d’une psychologue et d’un travailleur social, l’équipe du Relais se charge de la coordination et de l’animation des stages pour libérer la parole et amener les participants à réfléchir sur leurs comportements, à travailler leurs émotions et à prendre conscience de la souffrance des victimes, notamment celle des enfants dans un contexte de violences conjugales.

Jean-Baptiste Friat, directeur de la DPASS et l’équipe du Relais, engagée dans le dispositif

Selon les intervenants, le bilan de cette première journée est « positif » : « Les participants ont pu prendre conscience de leur violence, verbaliser des actes de manière générale et une dynamique de groupe a pu se créer autour de cette problématique commune ».

Organisé sur 2 jours consécutifs, le stage peut accueillir au maximum 10 personnes par session. L’objectif à court terme est de planifier 2 sessions par mois au vu de l’évolution du nombre de condamnations, chiffres qui demeurent malheureusement élevés.
Ce premier stage se poursuivra, vendredi 11 juin, avec l’intervention des professionnels missionnés par le parquet pour rappeler le cadre légal et le risque pénal lié aux violences.