Mieux informer la population bouraillaise sur le développement du domaine provincial de Deva

Le Comité d’information et de concertation de Gouaro-Deva (CICGD), présidé par Gil Brial, le deuxième vice-président de l’assemblée de la province Sud, s’est réuni pour la première fois jeudi 11 février, à la Maison de Deva. Mise en place par la volonté provinciale, cette instance de concertation s’est donnée pour mission d’informer la population sur les différents projets, d’encourager les échanges entre les partenaires locaux et d’impliquer la population bouraillaise dans le développement de la zone. Retour sur cette première rencontre du CICGD.


Dans un souci de transparence, la SEM Mwé Ara, souhaite améliorer l’information au public, aux usagers et aux riverains sur l’état de l’environnement et les mesures mises en œuvre pour sa protection, ainsi que sur les projets de développement du domaine provincial de Deva. C’est dans cette optique que le Comité d’information et de concertation de Gouaro-Deva (CICGD) a été créé en août 2020.

« L’objectif est d’informer, de se concerter avec la population bouraillaisse et les acteurs concernés. C’est-à-dire : les associations environnementales, les représentants du secteur économique et touristique, ainsi que les prestataires, sur le développement de la zone de Deva, explique Gil Brial qui a présidé le comité au nom de la présidente de l’assemblée de la province Sud, Sonia Backes.

Jeudi dernier, la Maison Deva a accueilli 35 représentants répartis en quatre collèges pour le premier CICGD :  institutions et administration, exploitants, autorités coutumières et Groupement de Droit Particulier Local (GDPL), sans oublier la « société civile » (associations environnementales et touristiques).

Premier Comité d’information et de concertation de Gouaro-Deva en présence de Gil Brial, deuxième vice-président et Jean-Gabriel Favreau, président de Destination province Sud.

Le développement du domaine au cœur des discussions

« Nous avons présenté le bilan des activités touristiques, la fréquentation, évoqué l’impact environnemental, le développement de la zone et informé sur les projets en cours », précise le deuxième vice-président. L’idée, c’est d’échanger et voir comment nous pouvons améliorer avec des projets collaboratifs pour le développement de Deva. »

En 2020, la fréquentation globale du domaine est de 46 131 visiteurs, soit plus de 4 000 par mois. C’est 19 % de plus par rapport à 2019 malgré un mois de confinement. L’activité VTT est très prisée sur Les Boucles de Deva dont deux nouvelles pistes ont été ouvertes  en fin d’année,  ce qui en fait le plus grand site de VVT de la province Sud. Les parcours de course d’orientation rencontrent également un franc succès.

Les participants ont échangé sur divers sujets souligne Laurent Bourdon, directeur de la Maison des Service de l’Intérieur de la province Sud : « Les questions-réponses ont porté notamment sur le peloton de sécurité et d’intervention à cheval, le projet sylvicole avec Sud Forêt, le bilan environnemental, le golf. Puis nous avons abordé les projets en cours, comme l’espace culturel, les pistes VTT, avec à chaque fois des éléments de réponse apportés par les différents acteurs concernés. »

Des projets d’avenir qui intègrent toutes les parties prenantes

Parmi les projets, celui de Sud Forêt prévoit le reboisement de 250 hectares avec 400 plants (santal essentiellement) et dont l’investissement s’élève à 300 millions de francs. Ce projet sylvicole vise à permettre au domaine de Deva de disposer de la plus importante ressource de santal de Nouvelle-Calédonie. Il a permis d’employer plus de 25 personnes.

D’autres ambitions à venir ont également été examinées. C’est la mise en place de panneaux photovoltaïques, l’installation de marchands ambulants pour la restauration rapide,  ou encore les pistes équestres balisées et pistes pédestres.

À l’issue de la réunion, Gil Brial a émis un avis favorable pour la constitution des groupes de travail. « Nous avons acté la mise en place de deux groupes de travail. Le premier se penchera sur le thème de la chasse. Des chasses de régulation ont été menées et une étude en cours montre que cette régulation a très bien marché sur le domaine. Maintenant, il faut savoir quelle politique de contrôle de chasse, nous mettons en place avec les associations de chasseurs. »

Le deuxième groupe de travail étudiera la question des campements en bord de mer. « Il s’agit d’un vieux dossier qui a trait aux cabanes installées au bord de mer. Ce sont des gens qui viennent passer le week-end depuis 30 ans. Toute la question est de savoir comment nous pouvons les insérer dans un développement global de la zone. Sachant que ces personnes ne sont pas propriétaires, mais elles étaient là historiquement. »

Impliquer la population et tous les acteurs concernés dans le développement touristique et économique de Deva  est indispensable a rappelé Gil Brial : « C’est important d’associer la population au-delà du travail qui est fait par la SEM Mwé Ara. À Bourail, il n’y a pas de mine, si on veut fixer la population il faut être capable de créer une activité touristique importante de qualité qui va créer de l’emploi et fixer les populations. Mais cela doit se faire en accompagnement de la population et pas contre la population. »