Yannick Jan, un auteur passionné en résidence d’écriture



En résidence d’écriture au Château Hagen depuis le 25 novembre, Yannick Jan finalise son prochain roman, « Les liens de sang », un polar 100 % féminin qui met en scène Kaavo, Waiko, Isabelle, Marina et Françoise, cinq jeunes calédoniennes recrutées en 1961 par le ministre de l’Intérieur, afin de créer une cellule d’espionnage en Nouvelle-Calédonie et dans le Pacifique. L’auteur, épaulé par la province Sud, revient sur son expérience et nous raconte son œuvre…


C’est au sein de la maison Taragnat, située à l’abri des regards dans l’arrière-cour du Château, que nous retrouvons Yannick Jan, plus épanoui et rayonnant que jamais. Depuis presque 2 mois maintenant, l’auteur apprécie son séjour, véritable source d’inspiration et de rencontres comme il l’explique : « Tout se passe très bien ! Je suis accueilli au Château Hagen avec beaucoup de bienveillance et d’écoute par les différentes personnes qui y travaillent. C’est un lieu magique, inspirant et animé. Les enfants viennent rempoter des plantes puis visitent l’exposition. Des artistes répètent avant les spectacles, c’est une ambiance fabuleuse ! »

Yannick Jan aborde son ouvrage avec passion : « Il s’agit d’un roman d’espionnage, 100 % féminin !  Kaavo, Waiko, Isabelle, Marina et Françoise, cinq jeunes calédoniennes, sont recrutées en 1961 par le ministre de l’Intérieur, un Calédonien, ancien du Bataillon du Pacifique. Elles ont pour mission de créer une cellule d’espionnage en Nouvelle-Calédonie et dans le Pacifique. Le roman aborde ainsi les enjeux géopolitiques de l’axe Asie-Pacifique et les guerres de l’ombre menées par les différentes nations. 30 ans plus tard, en 1997, un an avant la signature des Accords de Nouméa, un mystérieux CERCLE lance l’opération Corfan dans le Pacifique et tout particulièrement en Nouvelle-Calédonie.  Reste à savoir si les 5 espionnes vont parvenir à déjouer cette opération… »

Au-delà de la fiction, l’auteur ne manque pas de souligner la rigueur à adopter en termes d’organisation, notamment en ce qui concerne le travail de recherche dédié à l’histoire du Pacifique et de la Nouvelle-Calédonie. Une étape essentielle pour alimenter l’intrigue qui vient s’ajouter au défi de finaliser l’ouvrage en trois mois : « L’écriture d’un roman est un véritable challenge et les trois mois sont nécessaires. Pour vous donner une idée, la réécriture par rapport au premier jet a considérablement évolué au niveau des personnages et de l’histoire. Je n’en garde parfois que quelques lignes sur un chapitre entier ! Les six premiers chapitres finalisés ont déjà été réécrits 4 fois suite aux conseils et à l’accompagnement de Roland Rossero. Même si cela n’est qu’une fiction, j’effectue parallèlement un gros travail de recherche, de documentation sur les faits qui se sont déroulés dans le Pacifique durant cette période que ce soit en Australie, Fidji, Tonga, Kiribati ou aux îles Marshall pour ne citer que quelques exemples. »

Pour « faire évoluer le travail d’écriture », Yannick Jan peut compter sur la « bienveillance » et « l’accompagnement » de Roland Rossero qui le « pousse à se surpasser ». « Roland Rossero m’aide à être moins descriptif, à laisser plus de place à l’imaginaire du lecteur », ajoute-t-il.

Enfin, l’écrivain souhaite encourager les jeunes auteurs à « oser l’expérience », qui selon lui, est une véritable aide « logistique, financière et humaine » : « C’est au bout de ma 3e participation à l’appel à projet, que ma candidature a été retenue. C’est une expérience à vivre et malgré les échecs et les difficultés que l’on peut rencontrer, il ne faut rien lâcher et faire preuve de persévérance ! Ce n’est pas parce que l’on échoue qu’il faut arrêter de croire en son potentiel. »

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