La province met en place des logements d’urgence pour les femmes victimes de violences intrafamiliales.

Mercredi 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, Sonia Backes, la présidente de l’assemblée de la province Sud a signé avec les trois bailleurs sociaux : SIC, SEM Agglo et FSH, une convention pour la mise à disposition de logements d’urgence destinés aux femmes victimes de violences intrafamiliales. Cette action s’inscrit dans l’engagement que la province Sud avait annoncé lors du Grenelle contre les violences conjugales. 


Chose promise, chose due. La province Sud s’était engagée lors du Grenelle contre les violences conjugales, organisé par le gouvernement en partenariat avec l’État, le 23 novembre 2019, à trouver des solutions d’urgence pour les femmes victimes de violences. Le nouveau dispositif qu’elle met en place un an plus tard, est un dispositif d’urgence explique Sonia Backes : « Les femmes qui sont en situation de violences intrafamiliales ont besoin d’une réponse rapide et concrète. Les travailleurs sociaux et les forces de l’ordre, en première ligne face à des cas de détresse, se sentent bien souvent démunis pour trouver des solutions et sortir les femmes de leurs foyers où elles sont en danger. Avec ce dispositif, nous avons voulu apporter une solution pragmatique. » Cette convention relative au logement des femmes victimes de violences implique les trois bailleurs sociaux qui sont la SIC, la SEM Agglo et le FSH.

« Je suis heureuse d’arriver à cette signature. Cela a été un processus long », a exprimé Muriel Malfar, la présidente de la SEM Agglo et aussi présidente de la Commission de l’habitat à la province Sud. « C’est la première fois que nous signons ce partenariat avec les trois bailleurs sociaux pour mettre à disposition des logements pour les victimes de violences. »

Cinq « appartements relais » mis à disposition par les bailleurs sociaux

La convention signée le 25 novembre, entre la présidente de la province Sud et les trois bailleurs sociaux dans les jardins de la Mission à la condition féminine de la province Sud, permet de mettre à disposition 5 appartements relais meublés : 3 auprès de la SIC, 1 auprès de la SEM Agglo et 1 auprès du FSH.

Les personnes sont identifiées par les services sociaux des communes ou de la province Sud, mais aussi les forces de l’ordre », précise Gil Brial, le deuxième vice-président de la province Sud. « On est vraiment dans l’urgence. Cela peut être une personne qui a été frappée dans la nuit et a besoin d’être en sécurité dans un lieu qui n’est pas connu du conjoint, et parfois les personnes sont avec leurs enfants. »

Le séjour dans ces appartements relais n’est pas destiné à perdurer », ajoute-t-il. « Les personnes qui entrent dans ce type de logement sont accompagnées par les travailleurs sociaux pour retrouver une vie normale après des procédures administratives et juridiques. Il s’agit de logements d’urgence en attendant qu’elles soient réinsérées dans un dispositif de logement traditionnel. »

Pérenniser le dispositif 

Cette solution est cependant transitoire précise Sonia Backes. « Nous avons lancé une demande d’autorisation administrative auprès du Comité d’Organisation Sanitaire et Sociale (COSS) pour ouvrir un système d’hébergement pour les femmes victimes de violences intrafamiliales et nous attendons la réponse qui doit arriver dans les prochains mois. En attendant, ce dispositif pérenne, nous avons souhaité dès cette fin d’année lancer cette aide d’urgence pour répondre à une attente forte et proposer une solution afin que les victimes puissent être en capacité d’y entrer rapidement. » 

Une convention qui met tout le monde d’accord dans un objectif commun a souligné Petelo Sao, le président du conseil d’administration de la SIC et élu à la province Sud : « On est là aujourd’hui dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes. Cette action fédère tout le monde au-delà des clivages politiques et donne ses lettres de noblesse à l’action politique. On ne peut que s’en féliciter ! »