Signature d’engagement historique entre la province Sud et le territoire des îles Wallis et Futuna

La province Sud et le Territoire des îles Wallis et Futuna ont signé ce mardi 24 novembre, une déclaration d’intention portant sur une coopération entre les deux collectivités. Sonia Backes, la présidente de l’assemblée de la province Sud a souligné devant la délégation wallisienne et futunienne, portée par Atoloto Kolokilagi, le président de l’assemblée territoriale des îles Wallis et Futuna, le caractère historique de cette signature qui scelle la volonté commune de renforcer les échanges et de nouer de nouveaux partenariats bénéfiques aux deux parties.


La délégation des élus de Wallis et Futuna a dans un premier temps été accueillie ce matin à l’Hôtel de la province Sud, par les chefs coutumiers et représentants de la communauté de Wallis et Futuna en Nouvelle-Calédonie. Le moment était à la fois solennel et empreint d’émotion pour cet acte qui est une première dans l’histoire de la province Sud et des îles de Wallis et Futuna.

« C’est un moment important pour nous, c’est la première fois qu’un accord d’engagement est passé entre l’assemblée de la province Sud et l’assemblée territoriale de Wallis et Futuna, s’est exprimée Sonia Backes, la présidente de l’assemblée de la province face aux représentants de la délégation wallisienne et futunienne. Elle a ajouté : « Cet accord est important pour nous d’autant plus que la quasi-totalité des ressortissants de Wallis et Futuna vit ici en province Sud. »

La présidente de l’assemblée de la province Sud a salué également l’exclusivité de cet accord : « C’est une première et j’espère que cela donnera lieu à d’autres partenariats. Cet accord d’engagement que nous passons aujourd’hui est important parce qu’il répond aux attentes de nos populations respectives en matière de développement économique. Il marque aussi notre collaboration pour faire progresser ensemble nos populations et permettre à ceux qui souhaitent investir et entreprendre d’être accompagnés sur notre territoire. »

Des propos partagés par Atoloto Kolokilagi, le président de l’assemblée territoriale des îles Wallis et Futuna qui a souligné : « La force véritable de cet accord, c’est d’être à la hauteur de nos convictions. Je voudrais au passage remercier la mission provinciale qui s’est rendue à Wallis et Futuna du 9 au 12 septembre et a permis de préparer la déclaration d’intention. »

Un cadre général pour une coopération active

Cette déclaration fixe le cadre général rappelant la volonté des deux collectivités d’engager une coopération au développement dans plusieurs domaines dont :

  • L’accompagnement et le développement économique mutuel, notamment par les échanges d’expériences et de technicité́ nécessaires (en santé, éducation, formation, technicité, ingénierie, etc. )
  • Le développement et la mise en place de filières d’excellence dans le domaine sportif et plus particulièrement dans l’haltérophilie, le rugby, ou le volley-ball etc.
  • La création d’une Maison de Wallis et Futuna en Nouvelle-Calédonie qui hébergera la représentation administrative et coutumière de Wallis et Futuna et contribuera à faciliter l’intégration des habitants du Territoire résidant en Nouvelle-Calédonie.

Mais aussi :

  • Faire du Foyer wallisien et futunien à Nouméa un vrai pôle culturel.
  • Faciliter l’accueil et l’hébergement des résidents de Wallis et Futuna (étudiants, personnels en formation, évasanés, créateurs d’entreprises…) et mettre en place les conventions de prise en charge.

Au sujet du projet de la Maison de Wallis et Futuna en Nouvelle-Calédonie, Atoloto Kolokilagi a souligné : « Cela fait longtemps qu’on évoque ce projet parce qu’il nous tient tous à cœur et nous souhaitons qu’il soit un pôle de la culture. Quant au foyer wallisien de Nouméa, l’ambition et d’en faire un lieu culturel, d’accueil des résidents de Wallis et Futuna par la mise en place de convention adéquate. Notre objectif commun est aussi de développer la mise en place de filières d’excellence dans les domaines sportifs. Et enfin, accompagner le développement par les échanges d’expérience et de savoir-faire. »

Un beau partenariat qui a permis à la commissaire déléguée de la République, Florence Ghilbert-Bezard, présente ce matin, de rappeler que : « L’État soutient toutes ces démarches qui vont dans le bon sens, dans le sens de mieux-vivre ensemble avec toutes les communautés confondues. »