La FOL en faveur du handicap

Parmi les nombreux centres de vacances et de loisirs en province Sud, la FOL, Fédération des œuvres laïques, se démarque en matière de handicap. À ce jour, c’est l’unique organisme qui pratique l’inclusion sociale pour permettre l’accès à la culture et aux vacances pour tous, y compris les personnes à mobilité réduite.


Malgré le passage du cyclone Vania en 2011, puis de l’incendie criminel qui a ravagé le centre emblématique du paysage calédonien en 2018, la FOL ne cesse d’œuvrer pour sensibiliser son public à l’inclusion. Ceci dès le plus jeune âge, afin de véhiculer des valeurs de tolérance, de partage et de respect, sans aucune discrimination, comme l’indique Gwladys Mendez, directrice de la FOL : « Ici, on tient à travailler l’inclusion. C’est-à-dire avec tout le monde, aussi bien pour une inclusion sociale qui mixe les publics avec environ 40% d’enfants boursiers dans nos centres, et une inclusion en faveur du handicap avec notamment des camps de vacances pour adultes en situation de handicap. » Elle ajoute : « Cette année, on a 7 places par centre de loisirs réservées aux personnes en situation de handicap, et 5 pour chaque camp de vacances. »

Gwladys Mendez, directrice de la FOL

Des centres de loisirs et de vacances pour tous

Ce lundi matin, un vingtaine d’enfants de 11 à 15 ans, dont quelques-uns porteurs de handicap, s’apprête à partir pour le camp de vacances au Centre d’accueil de Poé (CAP). « Nous voulons que les enfants ne soient pas exclus et pour cela, nous mettons en place une pédagogie adaptée », explique Gwladys Mendez.

Pour la directrice, « s’occuper des jeunes en situation de handicap, ce n’est pas juste les placer quelque part et les laisser regarder ou observer, c’est vraiment favoriser une connexion. Et la particularité du camp sur Poé, est qu’il favorise cette connexion. »

Le travail essentiel des équipes de la FOL

Gwladys Mendez peut compter sur le travail remarquablement mené par ses équipes. « Pour travailler l’inclusion, les directrices et les équipe des centres organisent des activités adaptées pour que les enfants ne soient pas exclus ou spectateurs mais participent activement. »

Composées d’une vingtaine d’animateurs spécialisés dans le handicap et de 140 bénévoles, les équipes de la FOL témoignent de l’importance du « réseau » qui implique aussi d’autres associations et structures telles que la Maison Gabriel Poëdi ou encore l’APEH (Association des parents d’enfants handicapés de Nouvelle Calédonie).

Les enfants et les équipes du centre de vacances.

Pour épauler la fédération dans ses actions, la province Sud souhaite attribuer une subvention qui, cette année, s’élève à 10 000 000 de francs. Malgré une baisse générale des sommes attribuées aux associations, la directrice est reconnaissante: « Je tenais à remercier la province Sud de continuer à nous soutenir dans nos actions et d’aider le public de la FOL. »

Cette subvention accordée par la province permettra ainsi de financer les opérations culturelles dont celles en faveur du handicap, et de prendre en charge une partie du fonctionnement de la structure qui, pour ses vacances, accueille plus d’une centaine d’enfants âgés entre 11 et 15 ans au sein de ses 4 centres de loisirs : Frédéric Surleau Candide Koch, Jacques Trouillot, et Charbonneaux-Pensées.