Les jeunes de Bourail sensibilisés contre les violences faites aux femmes

Ce jeudi matin, Nadine Jalabert, élue provinciale, membre de commission de la condition féminine, a rencontré les élèves de 1ère bac pro Gestion Administration du lycée professionnel François d’Assise de Bourail, dans le cadre de leur projet sur le thème des violences faites aux femmes.


Organisée par les élèves de Nadia Dupuy, professeure de gestion et de Béatrice Roman-Barrut, professeure de français et d’histoire-géographie, cette rencontre a permis à Nadine Jalabert, élue provinciale, d’échanger avec les jeunes et de relever leur investissement et leur implication quant à la cause féminine : « Ce projet à l’initiative des jeunes est à renouveler et à prendre comme exemple. Les élèves ont montré un intérêt certain face à ce problème sociétal encore trop banalisé. Ce qui a notamment impacté les jeunes, c’est le témoignage poignant et émouvant d’une dame mélanésienne au parcours du combattant, mais qui continue de témoigner. »

Après un geste coutumier, les élèves ont pu présenter leurs travaux qu’ils ont eu à cœur de réaliser comme l’indique Béatrice Roman-Barrut : « Les élèves ont tenu à travailler sur les violences faites aux femmes. Les filles de la classe ont réalisé plusieurs travaux comme un clip qu’elles ont présenté dans un diaporama et aussi des affiches pour sensibiliser. C’était une réelle volonté de leur part de travailler sur ce sujet. »

« Une réflexion posée »

Pour l’élue, la « réflexion est posée ». Cette journée a permis de mettre en lumière la volonté des jeunes de dénoncer les violences verbales ou physiques subies par les femmes qui souvent, finissent par les taire ou les banaliser comme elle le souligne : « Il fallait appuyer cette prise de conscience de la banalisation de la violence. Aujourd’hui, fut l’occasion de rappeler le préalable qu’est le respect des égalités entre hommes et femmes pour faire fonctionner une société. »

« Des outils de repérage » 

Par cette journée, les élèves ont pu recevoir ce que l’élue provinciale considère comme des « outils de repérage de base verbale » : « Par notre présence, et la présence des acteurs clés dans la lutte contre les violences faites aux femmes, les jeunes ont pu identifier les personnes-ressources et les outils de repérage de base verbale qui leur permettra de mettre des limites aux violences qu’elles soient verbales ou physiques. »

Cette rencontre s’est déroulée en présence des représentants des associations SOS Violence et Femmes et enfants d’abord, de l’Upass de Bourail et de la Mission de la condition féminine de la province Sud.