La province Sud lance l’expérimentation covoiturage

Jusqu’au 11 décembre, une « Expérimentation Covoit’» est mise en place à l’initiative de la province Sud.  Impliquant les collectivités, les entreprises et les établissements scolaires de Nouville, son objectif est clair : limiter le trafic routier et réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport. Cette démarche vise à élaborer un schéma global pour le développement du covoiturage, en cohérence avec les autres modes de transport écomobiles.


Françoise Suve, élue de la province Sud et rapporteur de la commission de l’Environnement a lancé ce mercredi matin, l’« Expérimentation Covoit’ en présence des partenaires de l’opération.  « Dans le cadre de la semaine de la mobilité, cette expérimentation de covoiturage s’intègre vraiment dans le dispositif que nous souhaitons déployer en province Sud et qui concerne les modes de déplacements alternatifs », s’est-elle exprimée. Une expérimentation menée durant trois mois avec la participation des collectivités : la province Sud, le gouvernement, les communes de l’agglomération – des entreprises : SMTU, EEC, OPT, ACE, Cafat, SECAL et la CCI. Et surtout les jeunes avec l’UNC et le lycée Jules Garnier, car ce sont eux qui vont impulser cette dynamique et de nouvelles habitudes de déplacement. »

Dans le cadre de la semaine de la Mobilité

Cette « Expérimentation Covoit’ » démarre durant la semaine européenne de la Mobilité qui a lieu du 16 au 22 septembre. Un événement auquel participent depuis déjà plusieurs années de nombreuses collectivités et entreprises du territoire. Cette année, la province Sud a décidé d’axer sur la promotion du covoiturage. « L’objectif est que les agents forment des équipes co-voiturage. À l’issue des trois mois de l’expérimentation, les agents qui auront participé seront récompensés » explique Olivia Lepley-Cullell, chargée de mission écomobilité à la province Sud.

Le choix des partenaires est large afin de couvrir « l’ensemble des secteurs d’activités en province Sud et avoir des remontées d’expériences différentes », souligne-t-elle.  Tous ont manifesté leur intérêt pour participer à l’expérimentation.  « Nous nous sommes appuyés sur les partenaires qui s’investissent depuis plusieurs années dans le cadre de la semaine de la mobilité, parce que c’était cohérent avec l’action que nous menons cette année. »

 

Généraliser l’Expérience du covoiturage

Le choix du covoiturage comme moyen de transport écomobile n’est pas anodin. La voiture reste le moyen de locomotion préféré des Calédoniens. Un choix justifié également par de longues distances que certaines personnes doivent parcourir quotidiennement.

 « Il y a d’une part la problématique liée à l’engorgement au niveau de l’agglomération et d’autre part, l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport, précise Olivia Lepley-Cullell.  Or, parfois les personnes ont de grandes distances pour aller au travail et rentrer le soir. Leur seule alternative finalement, c’est de prendre la voiture. C’est pourquoi, nous voulons promouvoir le covoiturage. »

Concrètement, le principe consiste à mettre en relation les personnes intéressées (conducteurs et passagers)  via  le groupe Facebook  fermé Covoit’ Expérimentation. Chaque personne participant à l’expérience reçoit un kit CoVoit’ qui comprend un macaron à coller sur la voiture pour les conducteurs et une mini-pancarte pour les passagers afin d’être identifié par le conducteur. Ensuite, il ne reste plus qu’à fixer le rendez-vous sur une zone identifiée « Covoit’ », au domicile ou encore sur un parking.

Si l’on parle beaucoup d’écomobilité, un sujet « à la mode », Françoise Suve, élue et rapporteur de la commission de l’Environnement n’a pas attendu pour la mettre en pratique. « Je fais du covoiturage depuis les années 1990. Sur le chemin qui me mène au travail le matin, j’avais identifié des personnes à différents arrêts de bus. Je me doutais bien qu’elles allaient travailler, ou se rendaient à leurs activités et obligations quotidiennes. Un jour, je me suis arrêtée et j’ai proposé de les rapprocher du centre-ville. Au fil du temps, nous avons lié connaissance. C’est quelque chose qui crée des liens, on est dans l’entraide et la solidarité. Cet acte ne coûte rien et ne change pas le prix de l’entretien de la voiture. »

À l’issue de l’Expérimentation : une application smartphone

Deux enquêtes de satisfaction en ligne seront réalisées et à l’issue des trois mois, un bilan servira à réaliser une application assure Olivia Lepley-Cullell. « Dans un premier temps, on partirait sur un site qui va recenser par centre d’intérêt et par lieu pour mettre en relation les covoitureurs. Parce que nous avons bien vu dans l’étude menée en amont que les gens préfèrent covoiturer avec les personnes qu’ils connaissent, qui pratiquent le même sport ou encore que leurs enfants fréquentent la même école. »

Pour l’heure, il n’est pas encore question de subventionnement ou de gouvernance de cet outil censé développer le covoiturage, mais « Le projet est de lancer soit un appel à manifestation d’intérêt ou un appel à projet pour qu’une entreprise ou qu’un développeur propose une application et surtout un modèle économique performant » ajoute Olivia Lepley-Cullell.

> Groupe Facebook Covoit’ Expérimentation <