Prendre les bonnes décisions pour sauver nos enfants

Face à une intrusion, un incendie, ou tout autre danger pour nos enfants, les directeurs d’école sont désormais formés par la Direction de l’Éducation de la province Sud. Le but est de « prendre les bonnes décisions au bon moment ». L’école maternelle des Iris de Nouméa était le théâtre ce mardi 23 juin d’un exercice grandeur nature.


David Massemin, chargé de mission sûreté et sécurité à la Direction de l’Education (DES), expliquez-nous pourquoi vous formez les directeurs d’école aux manœuvres de sûreté et d’évacuation dans leurs établissements ?

« Depuis un an, nous mettons en place une politique « Sûreté –sécurité » dans les écoles », adaptée à l’âge du public, c’est-à-dire maternelle, primaire, élémentaire, donc envers des enfants en bas âge. Nous avons décidé, via les directeurs d’école, d’apprendre aux enseignants et aux enfants deux actions réflexes. Soit se cacher, se protéger dans une classe et évacuer l’école. Soit directement évacuer l’école.

Par contre, comme il peut se passer plein de choses, on ne peut pas prévoir à l’avance quel sera l’événement, nous ne sommes jamais sûrs à 100 % que le point de rassemblement habituel de l’école sera un endroit sûr. Nous avons souhaité que le directeur d’école puisse amener les enfants ailleurs, soit se réfugier dans une autre école, soit tout simplement se mettre à l’ombre. Et comme jusqu’à présent les exercices s’arrêtaient au point de rassemblement, on n’avait pas trop la culture de l’innovation, de changer les habitudes, de traverser des routes en étant sur de ne pas perdre d’enfants, on a voulu tester l’exercice de l’évacuation secondaire. Nous avons fait ça à la maternelle des Iris, puisque la directrice, Valérie Simon, est membre de notre groupe de travail.

Le but de ces exercices, c’est d’être prêt le jour où il y a vrai un problème ?

Oui, le but est d’avoir une approche pragmatique. Nous ne voulons pas avoir des idées conceptuelles de bureau, nous voulons des idées pratiques de terrain, et il n’y a que sur le terrain, le jour où ça arrivera, que le directeur saura ce qu’il doit faire. Nous devons entraîner les directeurs à prendre la bonne décision au bon moment. Soit rester au point de rassemblement, soit s’adapter, innover et se déplacer avec les enfants. Tous ces concepts seront déployés sur l’ensemble des écoles de la province Sud. »