Vale-NC rassure les élus de la province Sud

Le président du conseil d’administration de Vale NC, Antonin Beurrier, a tenu à faire, ce jeudi, un point de situation de son entreprise devant les élus de la province Sud. Aucun compromis sur la sécurité, l’environnement ou le social ne sera accordé aux trois éventuels repreneurs d’ores et déjà déclarés.


Une offre française, une offre australienne, une offre internationale, mais aucun repreneur chinois à l’horizon. Ce jeudi après-midi, les élus de la province Sud, réunis dans l’hémicycle, ont pu questionner le président du conseil d’administration de Vale NC, Antonin Beurrier, sur l’avenir de son entreprise. « La situation actuelle de Vale NC, dont la province Sud, via la SPMC, est actionnaire à hauteur de 5 %, nécessitait des explications, en toute transparence, estime la présidente de la province Sud, Sonia Backes, « Ce qui est en train de se passer, c’est soi un risque, soit une opportunité, et nous devons tout mettre en œuvre pour que cette opération soit une opportunité pour la Nouvelle-Calédonie. »

La présidente de l’assemblée de la province Sud a rajouté : « Nous sommes un régulateur dans ce dossier, puisque nous avons accordé un certain nombre de permis, nous traitons avec Vale-NC toutes les questions environnementales et, nous travaillons en lien étroit sur les questions sociales.  Sur ce point, un plan social est en cours et nous demandons un traitement humain approprié. » Le nombre de 140 personnes concernées et une diminution de 20 % de l’emploi de sous-traitants ont été avancés.

En étroite collaboration et surveillance avec la collectivité, Vale NC a pu définir sa nouvelle stratégie commerciale et industrielle, stratégie qui a donc séduit trois repreneurs potentiels. Au programme : un investissement de 12 milliards de francs en 2020, une réorientation vers le marché de la batterie électrique, la confirmation du projet de traitement de stockage des résidus Lucy, l’amélioration du dispositif de compensation écologique, une surveillance accrue du barrage, et la poursuite de la satisfaction des objectifs de 95 % du dernier audit environnemental.