La « Gis Day », ou comment rendre accessible les données géographiques

Ce jeudi 7 novembre a eu lieu à la province Sud la journée de la géomatique, la « Gis Day », organisée par le club géomatique. C’était l’occasion pour les différents acteurs des Systèmes d’Information Géographique (SIG), ainsi que des particuliers, de pouvoir se rencontrer et d’échanger autour de leurs travaux respectifs.


Géomatique : le terme semble d’emblée mystérieux, pourtant, sa définition va de pair avec les enjeux sociétaux actuels. L’on appelle en effet géomatique les outils permettant d’acquérir, de représenter, d’analyser, diffuser et d’intégrer l’ensemble des données géographiques. « La géomatique s’inscrit dans la volonté de notre collectivité d’aller vers la transition numérique », précise Naïa Wateou, Présidente de la Commission provinciale du Développement Économique. « Grâce à cet outil, la province Sud peut par exemple largement diffuser ses informations numériques et approcher le zéro papier. Dans cette perspective, cela reste donc un vecteur efficace de recueil et de diffusion d’information, et un élément important et indispensable d’aide à la prise de décision face aux défis environnementaux ».

Vaimu’a Muliava, membre du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie (au centre), et Naïa Wateou (à droite) étaient présents tout au long de la journée.

Au programme de la journée, des interventions la matinée de nombreux représentants professionnels du domaine, tels que l’IRD, la Ville de Nouméa, les provinces Sud et Nord, afin de présenter différents projets portés. Également, des stands de démonstration étaient exposés dans le hall de la Haute Province Sud. L’après-midi était consacré aux activités techniques.

Une initiative qui favorise la collaboration

« De façon générale, le besoin de pouvoir partager et accéder le plus simplement possible à la donnée, est, à ce jour, recherché par l’ensemble des acteurs calédoniens. Cette facilité, ainsi que les contraintes budgétaires actuelles, rendent plus que jamais la collaboration nécessaire entre les partenaires », indique également Naïa Wateou.

Un bel exemple de coopération que représente la communauté géomatique de Nouvelle-Calédonie, qui permet une diffusion de plus en plus effective de l’information géographique. Les drones, et les différents outils permettent en effet un développement rapide des usages, et permettent des avancées considérables dans différents domaines tels que la digitalisation des exploitations, le suivi des algues vertes, ou la détection des forêts sèches.