« Les institutions doivent mettre leurs moyens en commun »

En présence de nombreuses personnalités du monde rural, Philippe Blaise, 1er vice-président de la province Sud, a assisté à la 42e édition de la Foire de Bourail. L’occasion de confirmer la volonté de la province Sud de travailler main dans la main avec les autres institutions, pour soutenir la qualité des produits

Sous un soleil de plomb, une délégation provinciale emmenée par le 1er vice-président de la province Sud a participé aux trois jours de fête de la 42e édition de la Foire de Bourail. En l’absence de Sonia Backes, hors territoire, Philippe Blaise a adressé au public calédonien venu en nombre ses « sincères salutations » et a répété lors de l’inauguration officielle samedi matin son « plaisir de se retrouver, en famille, à cette grande cousinade, ce pèlerinage annuel des Calédoniens ». Pour autant, lors de son discours officiel, l’accent était mis sur l’évident soutien des institutions à l’égard du monde agricole. « Parce que nous sommes nombreux à agir, entre la province Sud, l’Agence rurale, notre Direction du Développement Rural, la DAFE, l’État, il est important que les institutions mettent leurs moyens en commun et que l’on travaille de concert pour aider les filières à se structurer, trouver leur rentabilité, et proposer chaque année de meilleurs produits pour les Calédoniens. »

Ce qui confirme bien qu’une nouvelle politique provinciale semble se dessiner, mettant en avant la vertu des produits, plutôt que leur quantité. « Au-delà de la question de l’autosuffisance alimentaire, un vaste programme, ce qui est important, c’est surtout de proposer aux Calédoniens des produits de qualité pour lutter contre la malbouffe. Nous avons la chance en Nouvelle-Calédonie d’avoir de très bonnes viandes, de très beaux fruits et légumes. »

La veille, le vendredi, une délégation provinciale, emmenée par le 1er vice-président de la province Sud, assistait à la journée des professionnels. L’occasion de dresser un certain nombre de constats. « D’abord, la qualité des produits qui sont exposés, la qualité des fruits et légumes, on voit que chaque année nous montons en qualité. La qualité des bêtes qui nous ont été présentées lors des concours, les ovins, les caprins, les chevaux. On ne peut qu’être satisfait de la passion des professionnels qui s’investissent dans la génétique, dans l’amélioration des filières et ces discussions nous permettent de voir à quel point ils ont besoin des institutions… »