La sécurité, une priorité pour la province Sud

Rétablir la sécurité et protéger les Calédoniens, c’est l’une des priorités majeures de la province Sud. Annoncé hier matin par Sonia Backes en conférence de presse, le dispositif sera voté fin août en assemblée de Province. Son objectif ? Elargir l’aide à la sécurisation des commerces, renforcer la sécurité des établissements scolaires et apporter un soutien aux communes en faveur de la tranquillité des populations.


C’est dans la boutique Billabong de l’Anse Vata que Sonia Backès, la présidente de la province Sud a choisi d’annoncer les nouvelles mesures de sécurité. Ce magasin a subi en début d’année 5 tentatives de cambriolage dont deux ont abouti. Un cas qui, malheureusement, est loin d’être isolé. Depuis l’année dernière, un dispositif d’aide à la sécurisation des commerces a été mis en place pour inciter les commerçants à investir dans des équipements de protection. Hélas, le dispositif s’est révélé trop complexe, et très peu de dossiers de demandes ont pu aboutir. « Nous avons un vrai problème d’insécurité, souligne Sonia Backès. L’idée est d’élargir le dispositif en augmentant le seuil de surface pour permettre à plus de commerçants de bénéficier d’une aide à la sécurisation de leurs locaux. Nous avons depuis l’année dernière une enveloppe de 100 millions de francs pour ce dispositif. Or, seuls 4 millions ont été accordés car la procédure était trop compliquée, ce qui fait que peu de commerçants ont pu en bénéficier ».

Ainsi, les modifications apportées visent à rendre le dispositif plus simple et efficace. « Certain nombre de demandes ne rentraient pas dans les critères exigés, comme c’était le cas pour ce magasin de 300 m2, alors qu’il a été cambriolé neuf fois durant ces deux dernières années. » Dorénavant, les commerces de moins de 350 m2 de surface de vente ouverte au public, pourront solliciter l’aide à la sécurisation, contre 150 m2 précédemment.

 

Plus de sécurité dans les établissements scolaires

Deuxième mesure phare, la sécurité à l’intérieur des établissements primaires et secondaires.  La province Sud est responsable de la sécurité de plus de 20 000 élèves et de 1 100 enseignants et autres personnels administratifs. « Notre priorité est de mettre en sûreté les élèves et nos personnels enseignants », souligne Gil Brial, 2e vice-président. Jusqu’à présent, aucune procédure n’existait face à des actes de délinquance. Et nos personnels enseignants étaient bien souvent démunis, ne sachant quoi faire. Nous avons engagé une personne en charge de la sécurité et de la sûreté au sein de la province Sud. Cette dernière a mis en place cette procédure. Parallèlement, la province Sud a lancé la généralisation des plans particuliers de mise en sûreté pour faciliter l’évacuation des personnes en cas d’incendie, de tsunami, de rupture de barrage, etc. »

Concernant les établissements secondaires, l’objectif est d’enrayer les dégradations mais aussi de limiter les intrusions dans l’enceinte des collèges par une rehausse des clôtures. « On a décidé de mettre en place du gardiennage et de la vidéo-surveillance », souligne le deuxième vice-président.
Une enveloppe de 120 millions de francs sera débloquée au budget supplémentaire pour des actions de gardiennage dans 11 collèges.

Excédé par les tentatives de cambriolage et les vols à l’étalage, Bruno Castet, le directeur de Billabong a investi 12 millions de francs dans les équipements de sécurité.

Ramener de la tranquillité dans les quartiers

Sonia Backes a également annoncé la création de 13 postes d’auxiliaires de proximité qui seront mis à disposition des communes du Grand Nouméa, en plus des 61 déjà présents. « Ce n’est pas la seule réponse mais c’est important de faire savoir que nous prenons cette problématique à bras le corps. L’idée est de décourager des jeunes à commettre des actes de délinquance. »

Enfin, une aide à l’investissement des communes en matière de vidéo-surveillance sera mise en place afin de renforcer la dissuasion des actes de délinquance.

La province Sud compte également accueillir plus de jeunes dans le cadre de Travaux d’Intérêt Général. « On a pu constater que les jeunes qui faisaient des TIG avaient plus de chance de ne pas réitérer des actes de délinquance. C’est pourquoi, nous allons augmenter notre capacité d’accueil au sein de la province Sud car c’est une réponse efficace à cette problématique. »