Clap de fin pour OPJ… saison 1 !

Ce mercredi à Nouméa, on tournait les dernières scènes d’OPJ Pacifique Sud, la série policière. Dans l’attente d’une suite éventuelle, ce dernier jour de tournage aura offert à la présidente de la province Sud Sonia Backès l’occasion de visiter les équipes. Durant trois mois, les caméras ont mis à l’honneur paysages, contexte et savoir-faire calédoniens. Retour en coulisses avec le comédien Antoine Stip, l’un des rôles principaux

Pendant sept ans, il s’est fait passer pour un certain Charles de Kervelec sur l’île de la Réunion. Depuis mars, changement de décor et d’identité : en Nouvelle-Calédonie, il sera Gaspard Watson ! Pour autant, rien de suspect dans cette succession de doubles identités : Antoine Stip trimballe avec lui un CV d’acteur bien rempli, qui aligne les rôles dans les fictions. « Je vais finir par croire effectivement que je suis un acteur ultra-marin, alors que je suis né dans l’Ouest de la France et que je n’ai pas vraiment le ‘look DOM-TOM’ » lâche le blond au regard facétieux. Il doit ces choix de décors à la boîte de production Terence Films, aux commandes de Cut à la Réunion donc (mais aussi de Foudre par le passé), avec laquelle il collabore. « Je suis arrivé le 9 mars avec ma tête de Parigot, tout blanc, et j’ai donc dû bronzer et blondir en me trempant dans la mer en attendant le début du tournage le 20 ! »

Car avec le rôle de Gaspard, Antoine doit relever le périlleux défi d’incarner un broussard quinquagénaire, capitaine de police judiciaire, qui a grandi dans un ‘ranch’ perdu au jeu par son père… Si l’action se concentre sur les hauteurs de Portes de Fer, où le commissariat a été installé, les tournages ont envoyé régulièrement les équipes dans quelques-uns des plus beaux décors emblématiques de la diversité calédonienne (l’île des Pins, Lifou, Dumbéa, en passant par le grand Sud ou les îlots des environs…).

Une terre de tournages

« Ici c’est vraiment une terre de tournages » constate l’acteur, frappé par la variété des paysages côté mer comme côté montagne. L’équipe a même pu apprécier un rendez-vous populaire de la Brousse calédonienne : « on avait une scène de crime dans un ranch, dans un des épisodes. On a profité de la fête du cerf et de la crevette, début mai à Boulouparis, pour déambuler au milieu de la foule. C’était super parce qu’on avait 13.000 figurants gratuits ! »

Derrière l’apparente décontraction sur les plateaux, la grosse machinerie OPJ impliquait une organisation bien rodée pour la quarantaine de professionnels locaux, auxquels s’ajoutent leurs collègues venus de Métropole et de la Réunion. Concentration et efficacité maximales sont conditionnées par la cadence de tournage : cinquante épisodes de vingt-six minutes, pour quarante-neuf jours de tournage ! Brigadiers, plantons de service, coupables, suspects et victimes… Soixante-dix rôles locaux ont été distribués, en plus des figurants.

Pour Stip, la Nouvelle-Calédonie n’était pas une complète découverte. L’acteur, dans une autre vie puisqu’il était steward à l’époque, avait déjà passé quatre mois sur le Caillou en 1993. « Ici il y a un potentiel de fou, au niveau culturel et économique, lâche-t-il avec conviction. L’intérêt d’une région, c’est d’avoir un programme qui la mette en valeur. Si on veut relancer l’économie et le tourisme, une série comme celle-ci est une aubaine ! »

La première saison d’OPJ Pacifique Sud sera diffusée à partir du 4 novembre sur France Ô, TV5 Monde et Nouvelle-Calédonie la 1ère. Dix semaines, pour dix intrigues, qui démarreront le lundi et s’achèveront le vendredi. Antoine Stip fait les comptes dans un sourire : « ça nous fait 13 meurtres… dont une vache ! » 

« OPJ SOUTENU PAR LA PROVINCE »

La participation provinciale pour la saison 1 d’OPJ s’élève à environ 23,5 millions FCFP, via le fonds audiovisuel de soutien. À quoi l’on peut bien sûr ajouter l’importante aide logistique, fournie en amont et pendant le tournage par le Bureau d’accueil des tournages : annonces de casting, aide au recrutement des comédiens et techniciens, recherche des décors et obtention des autorisations de tournage…