Valé efface 27 milliards de dettes de la SPMSC

La SPMSC (Société de participation minière du Sud calédonien) qui porte la participation des trois provinces au capital de Valé Nouvelle-Calédonie a négocié un accord historique avec l’industriel.  Précisions de Philippe Michel, Président de la province Sud.

 Sur quoi porte l’accord ?

« Sur 3 points essentiels : D’abord, l’abandon de 27 milliards F de dettes de la SPMSC envers Vale. Ensuite, la réduction de 40 milliards F du coût de l’option permettant de passer de 5 à 10% du capital de l’usine du Sud. Enfin, la garantie du versement d’au moins 150 millions F par an à la SPMSC ».

Pourquoi Valé a-t-il accepté de renégocier la dette de la SPMSC ?

« Parce que pour financer les 70 milliards F du projet Lucy, essentiel à la poursuite d’activité de l’usine du sud, Valé Canada doit absolument assainir la situation financière de sa filiale Valé NC, dont la SPMSC est actionnaire à 5%. Il était inenvisageable que Valé Canada annule les dettes de sa filiale locale, sans traiter de la même manière l’actionnaire calédonien. »

Les négociations ont-elles été compliquées ?

« Depuis l’origine, il était formellement convenu que la participation de la SPMSC ne pouvait être payée que sur les dividendes de l’usine, avec la garantie de Valé, sans aucun engagement financier des provinces. Nous avions également acté que tous les dépassements du coût de construction de l’usine étaient de la seule responsabilité de l’industriel. C’est pour cette raison qu’à ma prise de fonctions, en 2014, j’ai annulé l’attribution des gisements de Prony-Pernod, que le précédent exécutif avait décidé d’accorder à Valé en paiement de dettes qui n’existaient pas ! J’ai également refusé le projet du barrage KO4 qui était une aberration écologique. Cela n’a pas empêché Valé d’honorer sa garantie et de faire aboutir le projet de stockage de résidus à sec Lucy. L’accord que nous venons de conclure ne fait qu’entériner ces fondamentaux ».