La province Sud recrute 100 jeunes en service civique

Comment donner du sens à l’engagement des jeunes, valoriser leurs parcours et favoriser leur insertion professionnelle ? Pour y répondre, la province Sud, en partenariat avec l’Etat, vient de lancer une opération de recrutement des jeunes pour le service civique. Ce dispositif gagnant-gagnant, entre la jeunesse et la collectivité, est basé avant tout sur une démarche volontaire.


Les bénéficiaires de ce dispositif sont des jeunes de 16 à 25 ans, jusqu’à 30 ans pour les personnes en situation de handicap. Quel que soit le milieu social, le niveau d’étude et de formation. « La seule condition, c’est d’être volontaire et d’avoir envie de s’investir pour la collectivité, en réalisant une mission d’intérêt général », souligne Philippe Michel, président de la province Sud.

D’une durée de 6 à 12 mois, « le contrat de service civique n’est en aucun cas un contrat de travail », tient à préciser le président. L’objectif est de donner du sens à l’engagement des jeunes, à travers une centaine de missions dans 5 domaines d’intervention : santé, culture, sport, éducation et environnement.

Le partenariat avec l’Etat a permis à la collectivité d’obtenir cette année l’agrément Service civique pour 3 années. Avec cette opération de recrutement, la province Sud devient la collectivité à proposer le plus grand nombre de contrats de service civique en Nouvelle-Calédonie.

Des valeurs, avant tout

Le choix de la province Sud de mettre en place ce dispositif émane de sa politique jeunesse, rappelle Philippe Michel : « C’est un complément d’actions que nous mettons en œuvre à l’égard de la jeunesse pour favoriser son engagement et son insertion professionnelle. Le service civique est aussi un outil de cohésion sociale. » Un moyen de permettre aux jeunes de trouver une place dans la société, de créer de la mixité sociale mais aussi de valoriser la jeunesse en lui donnant une place de choix.

Un contrat et une formation

Un volontaire n’est ni un stagiaire, ni un salarié, ni un bénévole. Sa mission est d’accompagner le public, d’être un médiateur ou encore un ambassadeur. Au titre de l’engagement, il perçoit une indemnité payée par l’Etat, ainsi qu’un complément de la part de la province Sud pour le transport et la nourriture.

Il a également droit à une protection sociale et à 2 jours de congés par mois (3 jours pour les mineurs). Chaque volontaire est suivi par un tuteur qui l’accompagne dans son projet d’avenir et l’aide à réaliser son objectif.

« C’est une opportunité pour les jeunes de participer à un projet collectif, de vivre de nouvelles expériences, d’acquérir de nouvelles compétences qui vont enrichir leur parcours professionnel », conclut Philippe Michel.

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