Les écoliers contre la pollution plastique

Comment lutter contre la pollution plastique des océans ? C’est la question posée à des élèves de primaire. Dans le cadre de projets de classe, accompagnés par la province Sud, ils ont fait connaissance avec la mission Race Of Water et son navire ambassadeur.


« Chaque minute, l’équivalent d’un camion poubelle de plastique est déversé dans l’océan ». Le constat est dressé par Annabelle Boudinot, second capitaine du Race For Water, devant une vingtaine d’yeux médusés. Avant de monter sur le bateau alimenté uniquement à l’énergie solaire, les élèves de CM1 de l’école Isidore-Noell ont d’abord suivi un atelier à la province Sud, animé par l’IRD et l’association Symbiose expliquant l’impact du plastique sur les coraux et les micro-organismes.

Des scolaires, du primaire au secondaire, défilent sur ce bateau innovant équipé de panneaux solaires, et prennent connaissance de l’avancement des connaissances scientifiques sur la pollution de l’eau par le plastique, mais aussi des solutions alternatives proposées pour préserver les océans.

Des déchets plastiques qui finissent dans les organismes marins

Au-delà de l’impact visuel, ce sont les tortues, mammifères et oiseaux marins qui meurent par étranglement ou étouffement. « Les poissons avalent les microparticules de plastiques et nous mangeons les poissons. Et si nous ne faisons rien, d’ici 2050, il y aura autant de plastique que de poissons dans l’océan ! » alerte Annabelle Boudinot. Les élèves ont pu observer au microscope et comparer la taille d’un plancton avec celle d’une microparticule de plastique, aussi fine qu’un grain de sable.

La règle des cinq R

« Que peut-on faire pour limiter les déchets plastiques ? » interroge Annabelle Boudinot. Les réponses fusent : « Boire dans de vrais verres ! » ; « Utiliser des sacs réutilisables » ; « On n’a pas besoin de paille pour boire ». Les réactions des enfants prouvent qu’ils sont déjà sensibilisés à cette problématique du plastique. « On peut remplacer la bouteille en plastique par une gourde, refuser les pochons en plastique dans les magasins, réparer les objets au lieu de les jeter. »

Des habitudes à intégrer dans la vie de tous les jours. « C’est la règle des 5 R : refuser les produits à usage unique, réduire les déchets plastiques en achetant en vrac par exemple, réutiliser pour donner une seconde vie aux objets, recycler, et enfin rendre à la terre les déchets organiques en compostant. »

Une visite qui entre tout à fait dans le cadre de projet de classe. « C’était très intéressant car nous travaillons avec les élèves sur les éco-gestes cette année et nous allons justement beaucoup parler de plastique », affirme Cécile Poulain, maîtresse de la classe de CM1 de l’école Isidore-Noell.

 

Paroles d’enfants, élèves de la classe de CE2-CM1 de l’école François-Griscelli

Joseph : « J’ai appris que les déchets plastiques se retrouvent facilement à la mer et cela pollue. A la maison, nous réutilisons les bouteilles en plastique. Mon geste ? Je n’utilise pas de paille pour boire, ça ne sert à rien. »

Leïla : « Sur le bateau, on nous a montré une vidéo qui montre des enfants et leurs parents qui pèsent leurs déchets chaque semaine. Au début, la famille avait à 7 kg par semaine et à la fin, elle n’en produisait plus qu’un kilo. C’est une bonne idée pour sauver la nature et les animaux. J’aimerai le faire chez moi avec ma famille. »

Elvira : « J’ai appris que les animaux marins peuvent manger le plastique et comme nous mangeons certains poissons, le plastique se retrouve à l’intérieur de nous. Quand je me balade à la mer, parfois je vois des déchets plastiques. Souvent, je ramasse les déchets plastiques avec mes parents. »