Donner une seconde vie au matériel électroménager

Depuis 2014, la famille Pasqualini, à la tête d’Eco-Recycle, s’évertue à offrir une seconde utilité aux produits électroménagers défaillants. L’entreprise, qui a obtenu la labellisation « économie circulaire », a reçu la visite de Martine Lagneau, première vice-présidente de la province Sud, et de Nina Julié, élue provinciale en charge de l’Environnement.


C’est au milieu des frigos, des machines à laver et des congélateurs entassés dans leur dock de Ducos que nous a accueilli la famille Pasqualini. À l’origine de cette société familiale conviviale, les parents, Alain et Florence, sont entourés de leurs deux enfants, Vanessa et Enguerrand. « En France, nous étions une famille d’accueil pour jeunes en difficultés et de fil en aiguille, mes parents ont voulu montrer à ces jeunes qu’ils pouvaient récupérer de vieux objets et en faire quelque chose », révèle Vanessa, leur fille cadette. À leur arrivée sur le caillou, ces deux touche-à-tout se lancent et acquièrent leur premier atelier de réparation à La Coulée. Puis, après avoir répondu à un cahier des charges stricte, « nous avons reçu, de la part de la province Sud, l’agrément d’opérateur de démantèlement des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) ». Depuis, la collecte, la réparation, le reconditionnement et le recyclage d’anciens appareils électroniques récupérés chez les clients des grandes enseignes calédoniennes rythment les journées des 6 employés. « En tout, cela fait à peu près 20 tonnes d’appareils électroménagers par mois que l’on reçoit », lance Vanessa.

Vanessa, Alain, Enguerrand, Florence et Glenn, 17 ans, en apprentissage au sein de leur entreprise.

Outre la croissance constante dans leur activité, la famille Pasqualini peut se féliciter d’avoir obtenu une labellisation « économie circulaire » et un second prix aux Trophées de l’entreprise, dans la catégorie Environnement. Une reconnaissance « dont nous sommes fiers », révèle leur fille cadette. Et pour cause, une fois que les pièces récupérables des machines ont été mises de côté afin de réparer d’autres objets, les matières restantes sont recyclées au maximum. « Les matériaux en verre sont envoyés chez Recy’verre, ceux en plastique chez Recy’plast. La ferraille, les moteurs et les fils électriques sont envoyés chez EMC recyclage pour être broyés puis exportés en Australie ».

Pour assurer un service de qualité, ce sont 4 réparateurs autodidactes et multi-tâches qui se relayent entre les différentes activités de la société. Des activités qui devraient gagner du terrain localement puisque le prochain objectif d’Eco-Recycle, « c’est de pouvoir se déplacer sur les îles pour y effectuer des réparations dès la rentrée prochaine. Il y a énormément d’îliens qui viennent jusqu’à nous avec leurs objets électroménagers pour les faire réparer. Des îles jusqu’à Nouméa, cela fait un budget conséquent de transport ! Nous aimerions essayer d’aller jusqu’à eux », conclut-elle.

Pour Martine Lagneau, première vice-présidente de la province Sud, « cette entreprise est un acteur central dans le cadre du projet de recyclerie provincial par la vente de biens d’équipements électroménagers, réparés et nettoyés à des prix très compétitifs. Eco-Recycle permet à des ménages modestes de s’équiper de manière décente. »

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