La tournée des communes débute par Poya et Bourail

Faire le point sur les projets soutenus par la province Sud mais aussi estimer les dégâts causés par le cyclone Oma, c’est l’objectif de la tournée des communes qui a débuté par Poya et Bourail vendredi 22 février. L’occasion pour la collectivité de réaffirmer son soutien aux communes. 


Dans la continuité des visites institutionnelles débutées en 2015, une délégation provinciale menée par Philippe Michel, président de la province Sud, a entamé vendredi, la tournée des communes. « La province Sud a signé des conventions quinquennales avec toutes communes, il est normal de venir faire un point sur les différentes opérations, s’est exprimé Philippe Michel, président de la province Sud. Et à quelques jours du passage de Oma, il était essentiel d’évaluer les dégâts subis par les communes et de débloquer si nécessaire des aides exceptionnelles. »

Depuis quatre ans, la collectivité a fait du soutien aux communes une de ses priorités.  L’objectif est de les accompagner dans leurs politiques d’investissement pour améliorer leurs infrastructures et équipements publics. Ainsi, sur la période de 2017-2021, la province Sud s’est engagée à soutenir les communes de l’intérieur pour un montant global de 2,5 milliards de francs.

La priorité pour Poya : eau, route et électricité

A Poya, commune rurale de 3050 habitants, l’équipement primaire : eau, route et électricité) reste le point central. « Toutes les communes ne sont pas au même niveau de développement. Il y a des retards significatifs », souligne Philippe Michel.

Entre 2011 et 2018, 134 millions de francs ont permis la réalisation de la 2e tranche de la route de Beaupré, d’une partie de la route du col des citrons, du pont de Kalavéré, de l’électrification de la maison commune de Moindah et des travaux de voirie sur la route de Pinpin. A cela, il faut ajouter 69,8 millions de francs de soutien exceptionnel pour diverses opérations.

Mais priorité pour la commune, c’est de renforcer le réseau d’adduction d’eau potable de la zone de Moindah et l’électrification de la zone de Beaupré. « Ce sont des problèmes lourds qui concernent des foyers très isolés avec des coûts très élevés et notre obligation est de trouver des solutions techniques qui permettent de lever ces handicaps », ajoute le président de la province Sud.

Un problème majeur d’autant plus crucial que la commune a souffert du passage du cyclone Oma. « Une trentaine de familles n’ont plus l’eau courante et une tribu est complètement isolée car les routes sont impraticables. Pour nous, c’est le plus urgent », souligne Yasmina Metzdorf, maire de Poya.


 

Bourail rêve de s’embellir…

La visite s’est poursuivie à Bourail dans l’après-midi où Patrick Robelin, le maire a sollicité le président de la province Sud pour réaffecter des fonds inscrits au contrat quinquennal à une opération d’adduction d’eau potable. « La conduite qui alimente le village date de 1950 et commence à vieillir, il faudrait songer à la changer maintenant », précise l’édile.

Autre point important pour la commune : l’embellissement du village avec l’aménagement le du « parc des Flamboyants ». « Nous voulons en faire un lieu de rencontre conviviale pour les Bouraillais mais aussi pour les personnes de passage, explique Gyslène Dambreville, 1ère adjointe au maire. Autre projet : un local pour l’office du tourisme qui jusque-là, était situé dans le musée de Bourail.

« La province Sud a pris l’engagement d’accompagner les communes, donc elle tiendra ses engagements financiers.» a rappelé Philippe Michel.

La province Sud soutient les agriculteurs touchés par le cyclone Oma

Oma a fait des ravages chez les agriculteurs du Sud. Yoann Terrier, un jeune agriculteur Bouraillais a perdu toute sa récolte de salade, concombres et aubergines. Il se souvient : « Il y a eu beaucoup de vent cette nuit-là, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Au petit matin, toutes les bâches des serres ont été arrachées. » Pour l’heure, aucune estimation précise des pertes, si ce n’est une dizaine de bâches d’une valeur de 600 000 F et un cycle de production. « C’est un jeune agriculteur emblématique de la politique publique agricole provinciale, s’est exprimé Philippe Michel. Il a quitté son emploi salarié pour s’installer à la terre. Et à ce titre, nous allons bien sûr l’accompagner. »