[Entreprenariat pour tous] Inciter les demandeurs d’emploi à se lancer

Thierry Reydellet, à la tête de la direction de l’Economie, de la Formation et de l’Emploi (DEFE) de la province Sud depuis trois ans, nous explique comment la journée de demain sur le thème de « l’entreprenariat pour tous » est avant tout consacrée aux demandeurs d’emploi.



Dans le cadre de sa Semaine de l’entreprenariat, l’ADIE organise une journée spéciale vendredi à la DEFE située au centre à Ducos, de quoi s’agit-il ?

Toute l’équipe de l’ADIE en province Sud sera présente lors de cette journée à la DEFE à Ducos. L’objectif étant de faire venir, en même temps, le maximum de demandeurs d’emplois qui sont passés par nos services et qui auraient des projets de création d’entreprises, de façon à ce que le contact se maintienne.

L’ADIE fait régulièrement des permanences, et on profite de ces permanences pour orienter les demandeurs d’emplois qui, lors de nos entretiens avec nos conseillers, expriment l’idée de se lancer à leurs comptes ou de créer leur propre entreprise. Cette journée est donc la suite logique de ce que la DEFE fait toute l’année, avec une présence d’agents beaucoup plus importante ce jour-là.

Donc, c’est du concret pour les demandeurs d’emplois qui ont un projet, et qui passent par la DEFE ?

Il y a deux cas de figure. Soit le demandeur d’emploi passe par nos services et a envie de se lancer : il sera alors orienté vers l’ADIE s’il s’agit d’un micro-projet, vers INITIATIVE NC si c’est un projet de plus grande importance. Soit le projet est déjà bien avancé dans sa réflexion : et là le porteur de projet sera mis en contact avec notre service du développement économique qui l’accompagnera dans la constitution de son dossier de demande d’aides.

Plus largement, la DEFE accompagne les entreprises toute l’année, de quelle manière ?

D’abord sous la forme d’un accueil permanent. Nous avons un service du développement économique avec une dizaine d’agents. Certains sont installés en brousse : nous avons un bureau à Bourail, à La Foa, des permanences sur Thio, sur l’Île des Pins.

Toute entreprise, tout entrepreneur qui a un projet de création, de développement ou de redéploiement peut être reçu. Nous lui expliquons à ce moment-là de quelles aides il pourrait bénéficier. Sachant que pour bénéficier des aides, il faut un projet, il faut que ça tienne la route, il faut être rentable à terme. C’est de l’argent public investi dans les entreprises, donc il faut qu’il y ait un retour, de l’activité, de la création d’emplois.

A côté de cela, la vice-présidente de la province Sud, Martine Lagneau, visite depuis plus d’un an et tout au long de l’année les entreprises soutenues par l’institution.

C’est une excellente démarche. Ce sont les fonds de la province Sud qui sont accordés à ces entreprises, ce sont des agents de la province Sud qui travaillent sur ces dossiers, donc il est normal que l’élue qui préside la commission qui attribue les aides, aille visiter les entreprises. Cela fait très plaisir aux dirigeants d’entreprises et cela nous permet de voir qu’il y a une continuité et d’expliquer aux entrepreneurs que, au-delà de la subvention qui leur a été versée, on continue à être à leur écoute et à les suivre.

L’aide aux entrepreneurs ne se limite pas qu’à des aides ?

Nous avons beaucoup diversifié notre offre en mettant en place des dispositifs de formation aux chefs d’entreprise, en insistant sur la cible des très petites entreprises et en essayant de sélectionner justement, grâce à notre réseau ADIE et INITIATIVE NC, des petites entreprises qui n’ont pas encore créé d’emplois mais qui ont le potentiel de développement pour créer de l’emploi.

Ce sont des formations qui s’échelonnent sur plusieurs mois, et lors desquelles le formateur accompagne le chef d’entreprise dans son projet de développement. C’est plutôt un succès, puisque sur la première session de 11 entreprise, 9 ont déjà créé de l’emploi. L’idée étant que, ces très petites entreprises qui ont du potentiel soient confortées dans leur projet de développement.