Communiqué de presse : Rupture d’un barrage sur une mine du groupe Vale

3 ans après une catastrophe similaire, l’État du Minas Gerais au Brésil vient de connaitre un nouveau drame humain et environnemental avec la rupture d’un barrage sur une mine du groupe Vale.

Philippe Germain, président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, et Philippe Michel, président de la province Sud, présentent toutes leurs condoléances aux familles endeuillées.

Les risques liés aux barrages nécessitant que les exploitants soient surveillés avec vigilance par une administration compétente et appliquant des normes exigeantes, Philippe Germain et Philippe Michel tiennent à rappeler que tous les grands barrages du territoire, à savoir les barrages hydrauliques de Yaté, de la Néaoua et de la Dumbéa, ainsi que, sur le site de Vale Nouvelle-Calédonie, la berme du parc à résidus KO2, sont attentivement suivis par la DIMENC, et que les règles appliquées à la conception et au suivi de ces barrages sont celles en vigueur en métropole.

La DIMENC est de très longue date assistée des experts du Bureau d’Etudes Techniques et Contrôles des Grands Barrages (BETCGB), rattaché au ministère de la transition écologique et solidaire. Tous les rapports annuels d’exploitation et les rapports d’auscultation établis par les exploitants des barrages sont soumis à l’avis du BETCGB, et ces experts viennent régulièrement en Nouvelle-Calédonie assister la DIMENC dans ses inspections.

Concernant la berme de KO2, sa conception a fait l’objet d’études et de contrôles poussés, sous la supervision de la DIMENC et du BETCGB. Elle est équipée de dispositifs de drainage, ainsi que d’appareils de mesure permettant sa surveillance continue. La dernière inspection de sûreté a été réalisée par la DIMENC et le BETCGB en octobre 2017 et il a été rendu compte de cette inspection, en mai 2018, devant le Comité d’Information, de Concertation et de Surveillance de Goro (CICS).

Le président de la province Sud rappelle enfin qu’en retirant, dès sa prise de fonctions, le « PGA Prony Pernod », il aussi mis fin à un accord engageant la province sur le projet KO4, c’est-à-dire un parc à résidus 4 fois plus étendu que KO2, fermé par un barrage de 4 km de long et 80 m de haut (contre 86 m pour le barrage qui vient de se rompre au Brésil). C’est suite à sa demande insistante d’abandonner KO4 que Vale Nouvelle-Calédonie a engagé le projet Lucy, c’est-à-dire le séchage des résidus de l’usine et leur stockage sous une forme solide, naturellement stable.