La découverte du caillou en mode électrique

Depuis août 2017, les mini-mokes électriques de Nouméa Beach Car sillonnent la ville avec à leur bord, de nombreux touristes Australiens. Une alternative automobile, soutenue par la province Sud, lancée par Thibault Imoberdorf, professionnel multi-casquettes et co-fondateur de l’entreprise avec Franck Meurgey.

Son stand est installé dans un endroit stratégique, sur les quais Ferry. Devant l’arrivée des paquebots de touristes majoritairement Australiens, Thibault range ses 8 petits bolides de couleurs rose, jaune et vert pastel. Dans les rues de la ville, ses petites voitures d’origine anglaise ne passent pas inaperçues. Et pour cause, leur taille et leur ergonomie sont pour le moins singulières. Ces mini-mokes électriques novatrices sont l’œuvre d’un constructeur français. L’idée a tout de suite séduit Thibault Imoberdorf et son associé Franck Meurgey. « C’est fun, c’est sympa, et puis elles sont bien adaptées aux climats tropicaux. Ça colle tout à fait au style de vie calédonien ! », lance Thibault. Outre le design, ces bolides sont un gage de praticité : grâce à une autonomie de 60 à 70 km qui permet de ne pas avoir à s’arrêter fréquemment aux stations-services.

Pour le co-fondateur de l’entreprise, le point fort des mini-mokes électriques c’est la sérénité acoustique qu’elles offrent. « Lorsqu’on se balade dans des coins paisibles et naturels de Nouméa, ça permet de s’imprégner encore plus du paysage, d’en profiter plus amplement, sans la pollution sonore », ajoute-t-il. Et pour se repérer en ville, un GPS est fourni aux vacanciers.

« On a aussi certains Calédoniens qui tentent l’expérience », révèle Thibault. Pour cela, il faut attester d’au moins trois ans de permis de conduire. Et pour ceux qui souhaitent découvrir le Caillou tout en travaillant leurs muscles, des vélos, eux aussi électriques sont en location. Une initiative qui semble ravir les visiteurs et qui devrait se développer dans les années à venir. « À terme, ce qu’on souhaiterait, c’est agrandir le parc des voitures », conclut Thibault.