La saga Le Grand Large redémarre

Après six mois de fermeture, la société de transformation de poisson Le Grand Large ouvre de nouveaux ses portes au public et aux revendeurs en grandes surfaces. Martine Lagneau, première vice-présidente de la province Sud, est allée constater sur place la bonne utilisation des aides provinciales.

Des fermetures à répétition, une explosion, et un déménagement ont rythmé la vie de cette entreprise historique ces dernières années. Mercredi 17 octobre, Martine Lagneau, première vice-présidente de la province Sud, s’est rendue au chevet de la société Le Grand Large, spécialisée dans le poisson fumé depuis 1985 et soutenue financièrement par l’institution. Fraîchement installés dans les locaux de la société Albacore à Nouville, les cinq employés de la société transforment produits importés (saumon) et produits locaux (thon, tazar, marlin) avant de les proposer, soit en vente directe auprès des consommateurs, soit via les grandes et moyennes surfaces. « Nous venons de rouvrir nos portes depuis seulement trois mois », explique le nouveau gérant Romuald Clain. En cause ? Une explosion sur une zone de cuisson au cœur de leurs anciens locaux, situés à Robinson, avait blessé un employé et contraint la société à fermer.

« Aujourd’hui, l’objectif est d’engranger des bénéfices pour sauver la boutique et maintenir les emplois », concède, confiant, Romuald Clain. Nous avons dû supprimer plus de la moitié de nos références et nous reconcentrer sur notre cœur de cible, le saumon fumé au bois de niaouli. »

Initialement, Le Grand Large a été créée il y a 33 ans par les époux Courtot, anciens traiteurs-charcutiers, qui ont eu l’idée de transposer leur savoir-faire dans le domaine de la salaison de poissons. La famille Courtot avait également développé une gamme de produits traiteur autour du poisson (terrines, saucisses, salades…). Très vite, la société s’était imposée comme le leader du saumon fumé sur le Territoire. « Nous avons besoin d’un nouveau coup de pouce de la part de la province Sud, rajoute le gérant. Nous devons faire savoir aux Calédoniens qu’ils peuvent enfin retrouver, à l’approche des fêtes, du saumon fumé au bois de niaouli et d’autres produits transformés. »

« C’est pour cette raison que je fais le tour des entreprises soutenues par la province Sud, poursuit Martine Lagneau. Pour estimer les besoins sur le terrain, dans tous les secteurs, et voir comment sont utilisées les aides provinciales aux équipements, à l’emploi, à l’export, aux études, etc. A la province Sud, nous suivons un seul objectif : évaluer l’efficacité de nos dispositifs et suivre les entreprises soutenues. »