La tribu de Ouitchambo fière de sa nouvelle cuisine !

Après cinq mois de travaux, 6 jeunes de la tribu de Ouitchambo, à Boulouparis, ont présenté le fruit de leur travail : une cuisine commune réalisée à de A à Z dans le cadre d’un chantier d’insertion. En plus de servir à toute la tribu, cette réalisation a permis à ces jeunes de se former.

« Je suis toujours impressionné par le résultat ! » s’est exclamé Dominique Mole, vice-président de la province Sud, à l’inauguration de la cuisine commune de la tribu de Ouitchambo, vendredi 12 octobre. Réalisée par six jeunes de la tribu, dans le cadre d’un chantier d’insertion, la construction comprend une cuisine de 17 m2 avec passe-plat et évier en inox, ainsi qu’une terrasse en préau de 40m2. Le coût total s’élève à 20 millions de francs financés par le contrat de développement Etat/province Sud tranche 2018.

L’opération pilotée par l’Association calédonienne pour le travail et l’insertion vers l’emploi (ACTIVE) a cette particularité de conjuguer l’utile, en formant des jeunes, au besoin d’équipement de la tribu en infrastructures communes.

Un chantier-formation pour se mettre en selle

« Le chantier en lui-même donne l’opportunité aux jeunes qui sont souvent sortis du cursus scolaire ou bien éloignés de l’emploi, de travailler sur le savoir-faire mais aussi le savoir-être. C’est-à-dire, apprendre à respecter les horaires, les consignes de travail et travailler en équipe », rappelle Marie-Madeleine Lequatre, directrice de la MIJ. « Une fois la barrière de la timidité tombée, ils se sont montrés intéressés et motivés pour apprendre de nouvelles choses » ajoute Gilbert Monthaluc, formateur à ACTIVE.

A l’issue du chantier, les stagiaires ont reçu une attestation de mise en situation professionnelle. Quatre d’entre eux ont déjà trouvé un emploi et 2 sont en projet de formation. « Le chantier d’insertion n’est pas une fin en soi, c’est un tremplin vers autre chose. Et parfois certains réalisent qu’il faut retourner à l’école pour compléter leur formation et c’est aussi très bien, » souligne Marie-Françoise Hmeun, présidente de la Commission de l’emploi de la formation professionnelle à la province Sud.

Mais l’opération ne serait pas une réussite sans l’implication de tous les habitants de la tribu et des mamans qui ont confectionné les repas pour les stagiaires tout le temps du chantier d’insertion.