Des « classes vertes » bientôt accueillies au Parc Provincial de la Rivière Bleue

Faire du Parc de la Rivière Bleue un support pédagogique à la protection de l’environnement et au développement durable. Mercredi 12 septembre, chefs d’établissements et associations environnementales se sont vus présenter un nouveau projet visant à accueillir sur site des classes vertes à la journée ou sur plusieurs jours.

Un point d’hébergement dans des cabanes en bois, des aménagements didactiques, différents sentiers et activités proposées… « Selon le climat et la période de l’année, différentes options sont proposées aux établissements et aux enseignants, explique Joseph Manauté, responsable du Parc Provincial de Rivière Bleue. Avec moyen de locomotion ou non, il est possible d’explorer différents aménagements : le sentier des cagous, le grand Kaori, l’arboretum, le palmetum… Nous proposons une offre à la carte, il y a une montagne de possibilités. » Et bien entendu, les agents du parc et les associations partenaires seront là pour guider les classes.

Découverte de la faune et de la flore endémiques, observation d’oiseaux et de poissons de rivière, ateliers de préservation et de sensibilisation à l’environnement… Plusieurs prestataires, avec le pilotage de la direction de l’Environnement (DENV), proposeront un contenu pédagogique en lien avec les ressources du parc. Car « ce n’est pas entre quatre murs et devant un ordinateur qu’on va apprendre sa biodiversité », commente Suzelle Wilson, chargée d’études à la DENV.

Une première classe test en octobre

Pourront être accueillis : des élèves de primaire, à la journée pour le moment, des collégiens et lycéens pour une durée de plusieurs jours. « Une première classe test, une 6e du collège de Koutio, va venir quatre jours au mois d’octobre, explique Nina Julié, élue provinciale membre de la commission de l’Environnement. L’objectif est bien de sensibiliser à la préservation de l’environnement en leur faisant découvrir les milieux et en les faisant travailler sur des projets concrets. Car pour protéger un milieu, il faut d’abord le connaître et connaître ce qui le menace ».

Pour Christophe Apffel, proviseur du lycée du Mont-Dore qui dispose de plusieurs filières autour de l’environnement, l’intérêt est bien de mettre en pratique les projets des élèves sur le terrain : « Nous pourrions être intéressés à différents niveaux, pour nos filières professionnelles tournées vers le développement durable, mais aussi pour les sections générales afin d’y intégrer un parcours éco-citoyen ».

Une offre qui répond aux volontés des équipes enseignantes et surtout aux directives nationales dont l’objectif est de rendre les classes vertes obligatoires. Au niveau provincial, ce dispositif, dont la phase expérimentale devrait durer deux ans, vient compléter l’offre déjà bien étoffée de la Province en matière de sensibilisation à l’environnement des jeunes (JDD, AGE, accueil au Château Hagen…).



C’est quoi une « classe verte » ?

C’est un séjour de plusieurs jours dans la nature, au cours duquel les élèves d’une ou plusieurs classes découvrent le milieu et participent à des activités de plein air. Les élèves alternent cours et activités de plein air. Cette sortie s’adresse aux élèves de primaire, mais aussi aux collégiens et lycéens. L’enseignant accompagne sa classe et est secondé par des animateurs-éducateurs diplômés et qualifiés dans les activités d’éveil et de loisirs.