Madeleine, Aurélie, Dominique et Arnaud ont 30 ans. Ils sont nés avec les Accords de Matignon, lors de la création des provinces. Ils ont grandi dans la paix retrouvée qui leur a permis d’accomplir leurs rêves, pour devenir des adultes responsables, impliqués dans la construction de leur pays.

Qu’est-ce que les accords de Matignon signifient pour eux ? La confiance, le respect, mais aussi le droit pour chacun, pour chaque Calédonien de se projeter dans l’avenir et de construire son pays. Plusieurs jeunes de 30 ans, nés aux moments des Accords, ont été interrogés et ils ont tous quelque chose en commun : ils aiment la Nouvelle-Calédonie et souhaitent poursuivre l’œuvre de partage de leurs aînés.

Métissage, famille… Pour Madeleine, 30 ans également, « la Nouvelle Calédonie est une grande famille », dont les Accords ont permis de libérer les liens : « Les Accords ont permis de se dire que c’était possible de vivre avec l’autre ».

 

Pour Clément, la poignée de main a permis d’instaurer « des liens de confiance pour construire l’avenir » : « On peut aujourd’hui grandir grâce à deux hommes qui ont su s’entendre pour l’avenir de notre pays ». Des valeurs fortes qui inspirent le jeune homme de 30 ans et qu’il aimerait faire perdurer.

 

Un avis que partage Arnaud : « La Calédonie c’est l’échange, le partage, beaucoup d’amour aussi. C’est s’aimer les uns les autres ! ». Le jeune agriculteur explique avoir grandi avec cet état d’esprit, d’autant plus que dans son métier il n’y a « pas de barrière, on partage tout ». Sa vision de l’avenir ? Elle est positive bien sûr ! « On va plus dans le sens de la paix que du déchirement, qui a déjà fait suffisamment de mal ».

 

Quant à Aurélie, elle est partie étudier en Métropole avant de revenir en Nouvelle-Calédonie avec un diplôme d’ingénieur : « C’est ici qu’il faut construire, c’est important de partir pour se former et revenir pour construire notre pays ».

 

Lagoia Taofifenua, télé-enquêtrice de 32 ans, a grandi dans un environnement apaisé où se côtoyaient de multiples communautés. Cette richesse culturelle propre à la Nouvelle-Calédonie a été préservée grâce aux Accords, et aux valeurs de dialogue et de partage portées par les Anciens. ” c’est grâce à cette diversité que la jeunesse pourra contribuer au développement économique et social de la Nouvelle-Calédonie de demain. “

 

Pour Sophie Dijou , 28 ans, cadre, et mère d’un enfant de 7 ans, il est possible de vivre tous ensemble et heureux dans notre pays.

Étant née l’année de la signature des accords, Sophie est « une enfant de Matignon ». L’histoire du pays lui a été racontée et transmise par ses grands-parents qui lui ont dit qu’un jour ce serait à elle ,et à ceux de sa génération, de prendre le relais pour écrire la suite de l’histoire et faire en sorte de continuer à vivre heureux tous ensemble dans le respect de nos différences.

 

Pour Jérémie Katidjo-Monnier, 32 ans, Chef de service du patrimoine à la direction de la culture de la province Sud, le travail permet à une société de se construire.

C’est grâce à l’énergie collective générée par le travail de chacun qu’on peut développer la Nouvelle-Calédonie. Le programme 400 Cadres, puis Cadre Avenir, issus des accords de Matignon ont permis à beaucoup de jeunes, comme lui, de trouver leur place dans notre société.

 

Pour Thomas GUARESE, 30 ans, Responsable de la communication de la CMPE, nous devons tous être fiers de notre pays comme l’ont fait il y a 30 ans Jean Marie Tjibaou et Jacques Lafleur.

Ensemble ils ont misé sur la jeunesse du pays à l’image d’un sol fertile qui donnerait naissance à la Calédonie de demain .

 

Pour Dominique TAINE , 32 ans, Chargé d’études développement durable, la provincialisation a permis à chaque territoire et à chacun , selon ses aspiration , de construire son projet de développement.

A l’échelle du pays , le développement doit prendre en compte la coutume qui puise dans une authenticité qui nous est propre et qu’il faut amener à évoluer.

 

Pour Jérémy Atiti, 30 ans, chef d’entreprise, ce n’est pas un vote qui pourra effacer des années d’amitié partagée.

Le referendum est le résultat d’une histoire portée par nos vieux. Aujourd’hui, c’est au tour des jeunes de prendre le relais pour écrire la suite.

 

Pour Erwan Couapault, 29 ans, ingénieur environnement au SIVM, la paix dans laquelle il a grandi doit être absolument préservée.

Les accords de Matignon ont permis cette paix, créant ainsi l’environnement propice au partage et au vivre ensemble entre toutes les communautés.

 

Pour Antoine Ferrari, 31 ans, artiste chanteur, le dialogue et le respect sont indissociables.

Jean Marie Tjibaou et Jacques Lafleur ont su, par le dialogue, trouver l’équilibre nécessaire pour que le pays avance. La parole chez nous est plus forte que dans d’autres sociétés.

 

La province Sud a 30 ans, eux aussi…

                  1988 – 2018 : 30 ans de paix dans notre pays

  • 26 juin 1988 : signature des accords de Matignon-Oudinot
  • 26 juin 1998 : signature des accords de Nouméa
  • 26 juin 2018 : 30 ans des accords