Bienvenue en crèche 2.0

Envoyer des vidéos des enfants aux parents dans la journée, apprendre la langue des signes aux bébés, offrir des séances de massage à ses employées… Ambre Valencia, directrice du Nid de Maman au Domaine de Nouré à Païta, regorge d’idées originales dans le milieu de la petite enfance.

Ambre Valencia, originaire de Marseille et en Calédonie depuis 2011, a appris le mandarin à Beijing, en Chine. A 38 ans, elle a aussi déjà été kiné, coach sportive, directrice artistique et assistante maternelle. Malgré son sourire positif, c’est en partant d’un constat négatif que la jeune femme a décidé de faire de la puériculture son métier. « Quand je suis devenue maman, explique-t-elle, je me suis dit que certaines structures d’accueil pour les touts petits faisaient peur. Je me suis dit aussi que, de toute façon, il fallait agir et essayer de faire mieux ! »

Moins de 10 mois après l’ouverture de son établissement de 250 m2 au Domaine de Nouré à Païta, Ambre Valencia et ses quatre employées (dont trois en CDI), accueillent déjà une vingtaine de « loulous » âgés de deux mois à trois ans. Son crédo ? « Apporter un cadre d’éducation, dans la bienveillance, ici comme à la maison, en complicité avec les parents. »

Cette « complicité » se traduit par l’instauration d’un rapport numérique entre les parents et la structure. Concrètement, un système de « Bébé connect » permet aux parents de savoir en temps réel « comment va leur enfant, ce qu’il a mangé, combien d’heures il a dormi, etc. », mais aussi d’échanger, via une tablette et un compte fermé sur les réseaux sociaux, des vidéos et des photos toute la journée : « Un moyen pour les parents de ne pas être coupés de leur enfant… »

Ambre Valencia tente aussi d’enseigner aux bébés la langue des signes, « afin qu’ils puissent s’exprimer autrement que par des pleurs… ». Mieux encore, pour fidéliser et motiver ses employés, elle leur propose « des salaires largement au-dessus de la moyenne, des séances de sophrologie, de massage et des formations tout au long de l’année ». Ou comment bichonner les grands pour qu’ils bichonnent les petits.

Un projet qui n’aurait pu voir le jour sans « les précieux conseils de la direction de l’Economie, de la Formation, et de l’Emploi (DEFE) de la province Sud, sans l’appui de la direction Provinciale de l’Action sanitaire et sociale (DPASS) et sans des aides financières de la province Sud. »

Montant des aides provinciales :

L’intérêt d’un tel projet répond aux objectifs prioritaires fixés par la province Sud en ce qui concerne le développement des structures d’accueil de la petite enfance. De plus, la garderie est située dans une zone où il n’y a aucune structure d’accueil de jeunes enfants. Enfin, ce projet est créateur de 4 emplois salariés.

Consultée sur ce dossier, la DPASS a émis un avis favorable soulignant la motivation de la porteuse de projet et sa cohérence dans un secteur où il n’y a pas d’offres de gardes agréées. En conséquence, la direction de l’économie, de la formation et de l’emploi (DEFE) émet un avis favorable à l’attribution d’une aide à l’équipement de 1,4 million de francs.

 

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