Comment se porte la filière porcine ?

Avec plus de 80 % de la viande porcine produite localement, la Nouvelle-Calédonie est quasiment autosuffisante en viande de boucherie. En 2016, environ 30 000 porcs ont été abattus sur l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie. Pourtant la transformation locale de produits à base de porc reste encore insuffisante.  

Des produits transformés importés

En 2016, l’importation de produits transformés à base de viande de porc (jambons cuits et crus, pâtés, saucisses, rôtis préparés, etc.) s’élève à environ 2 370 tonnes. Le jambon cuit ainsi que l’épaule cuite représentent à eux deux, une part non négligeable des produits finis importés avec respectivement 735 tonnes et 425 tonnes pour l’année 2016.

Il n’existe aucune production locale à grande échelle de ces produits. Pour tenter d’y parvenir, en 2017, la filière porc charcutier de l’OCEF (viande fraîche) s’est réorganisée avec la signature d’accords interprofessionnels sur la répartition des droits à produire entre la trentaine d’élevages du territoire et le déménagement de deux grosses unités de production dans le Nord. De plus, des éleveurs engraisseurs ont réalisé des travaux d’extension leur permettant d’augmenter leur capacité de production.

Les objectifs de la PPAP

Afin d’améliorer le taux de couverture en viande de porc transformée, l’objectif de la PPAP est de produire sur le territoire calédonien, à l’horizon 2025, 30 % de la part de jambons cuits importés, soit environ 250 tonnes. Cela correspond à la production d’environ 40 000 jambons par an, à partir de 20 000 porcs.

Une mission pour évaluer le potentiel

En 2016, Pour répondre à cet objectif, la direction du Développement Rural de la province Sud

(DDR) a missionné l’Institut Français du Porc (IFIP) pour la réalisation d’une étude sur le potentiel de développement d’une filière de production de jambons cuits en Nouvelle-Calédonie.

Cette première mission a permis de réaliser un état des lieux du schéma actuel de production, des capacités de transformation existantes du territoire et de la qualité de la viande produite afin de statuer sur la faisabilité du projet. Il en est ressorti qu’il était tout à fait envisageable de créer une filière locale, à condition de structurer et d’organiser la production en amont, de travailler à la réduction des coûts de production et de valoriser l’origine et la qualité des produits. Une deuxième mission plus spécifique est envisagée en 2019.

 

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