Protection de l’enfance : une cellule opérationnelle 24h/24

La Cellule des Informations Signalantes de la province Sud analyse et traite la situation des enfants potentiellement en danger. Tous les mineurs sont concernés : du futur nouveau-né jusqu’aux jeunes qui vont atteindre la majorité. Chaque mois, plus de 70 nouveaux signalements sont reçus à la DPASS. Chaque semaine, une Commission Pluridisciplinaire de l’Enfance en Danger est organisée afin d’analyser le résultat des différentes investigations et actions menées.

Un enfant de 9 ans particulièrement violent avec ses camarades et son institutrice, une jeune fille de 16 ans en errance, un bébé né prématurément dont les parents se déchirent, un adolescent qui se scarifie, une jeune « accro » aux écrans, une victime d’agression sexuelle, un enfant n’allant plus à l’école, des enfants témoins de la violence conjugale, des jeunes commençant à commettre des délits…

Travailleurs sociaux, psychologues, pédiatres, se réunissent une fois par semaine pour faire le point sur les évaluations menées suite à un signalement. Objectif : apporter une réponse personnalisée à chaque situation.  « On compte 60 à 100 signalements par mois depuis le début de l’année 2018, contre 70 signalements lors du premier trimestre 2017, explique Chloé Bourlier, chef responsable de la Cellule de traitement des informations signalantes au sein de la direction provinciale de l’Action Sanitaire et Sociale (DPASS). Pour assurer un suivi et un traitement optimal des situations, ces rendez-vous hebdomadaires en Commission sont fondamentaux. Nous analysons les différents éléments du dossier portés à notre connaissance, et essayons de trouver les solutions les plus adaptées à chaque situation au cas par cas. Les regards croisés grâce à nos différents métiers sont cruciaux car on prend en compte les éléments éducatifs, médicaux, sociaux, psychologiques, juridiques de chaque situation pour essayer de trouver la meilleure solution. »

« Chaque histoire est spécifique, tout doit être pris en compte »

Chaque signalement auprès de la Cellule de la DPASS fait l’objet d’un traitement et d’une investigation sociale, éducative ou médicale. Cette dernière dure environ trois mois, exceptée pour les urgences qui sont, elles, directement transmises au Procureur de la République. Chloé Bourlier explique : « En cas d’urgence, de danger grave ou imminent, le dossier ne fait pas l’objet d’investigations et ne passe pas par la Commission. Toute une procédure a été établie avec le tribunal pour que ces cas soient transmis et traités dans les plus brefs délais. »

Si l’enfant est connu par les services de la DPASS, la Cellule mobilise immédiatement les professionnels déjà en lien avec la famille. « En revanche, s’il n’est pas connu, une évaluation sociale est déclenchée ». Celle-ci vise à déterminer le degré et la nature du risque ou du danger auquel l’enfant est exposé mais également à évaluer les ressources de la famille et leur mobilisation. « Chaque histoire est spécifique : tout doit être pris en compte. » C’est un véritable travail de fourmi et de proximité au contact de l’entourage de l’enfant.

Signaler pour aider

Depuis sa création, la Cellule Provinciale met un point d’honneur à ce que la personne qui émet une information signalante (établissements scolaires, personnels éducatifs, forces de police et de gendarmerie, milieu médical, entourage de l’enfant), soit informée du traitement du dossier. « On incite, dès les premiers signes d’absence, de défaillance ou de fragilité, à signaler, explique François Waïa, directeur de la DPASS. Il faut agir en amont, faire en sorte que les situations ne s’aggravent avant d’être prises en charge ». Et le message est entendu, car la cellule enregistre, depuis le début de l’année, entre 60 et 100 signalements par mois. En 2017, elle en a traité 1 313, pour la Province Sud.

« Signaler ne signifie pas « dénoncer » ou être dans une démarche de délation. Signaler, c’est simplement donner une chance à une famille d’être aidée et de repartir du bon pied pour le bien-être de son enfant, » assure le directeur de la DPASS. Une vraie ambition au service des plus jeunes d’entre nous ! C‘est aussi une obligation légale qui concerne toute personne ayant connaissance d’une situation potentiellement de danger.

En cas d’hésitation, contacter la cellule pour conseil : par téléphone au 20 44 96 ou 20 44 89, par mail (informations.signalantes@province-sud.nc), par courrier (La DPASS 5 rue Gallieni, immeuble Gallieni BP U2 98 845- Nouméa cedex- mettre la mention CONFIDENTIEL sur l’enveloppe) ou au sein de la cellule (à la DPASS – 5ème étage). 

Enfance en danger : quand, pourquoi et comment signaler : https://www.province-sud.nc/demarches/enfant-en-danger

Les actions de la province Sud en matière de protection de l’enfance : https://www.province-sud.nc/demarches/protection-enfance

Droits de l’enfant et contacts des structures provinciales : https://www.province-sud.nc/sites/default/files/1828850/DPASS%20droits%20de%20l’enfant.pdf