Le compte administratif 2017 voté à l’unanimité

L’assemblé de la province Sud réunie ce vendredi matin a voté à l’unanimité le compte administratif 2017. Malgré un contexte budgétaire contraint, la collectivité a réussi à maintenir une situation financière saine, tout en préservant un niveau d’investissement élevé et la qualité de ses services.

Le compte administratif 2017 de la province Sud a été approuvé à l’unanimité ce matin vendredi 22 juin en assemblée. Selon Philippe Michel, président de la province Sud cela « traduit le sentiment partagé par tous les groupes politiques durant 4 ans. Pour faire face aux difficultés budgétaires de la collectivité, nous avons mis en œuvre une politique de grande rigueur qui a permis de préserver les équilibres financiers sans dégrader la qualité de services rendus aux populations ».

Un exercice d’équilibriste d’autant moins évident que la Province a dû faire face à la baisse de la dotation globale en provenance de la Nouvelle-Calédonie qui est passée de 38 milliards de francs en 2014 à 30,2 milliards de francs.

Tout comme en 2016, le volet fonctionnement reste soumis à des efforts de gestion conséquents. « A force de serrer les boulons de tous côtés et de refuser toutes les créations de postes qui pèsent sur le budget et d’optimiser nos dispositifs, on arrive à maintenir une capacité d’autofinancement relativement significative. »

Le maintien des investissements élevés

Malgré le contexte de restriction budgétaire, la Province affiche une volonté de maintenir son budget investissement qui s’élève à 9,6 milliards de francs. « On a fait le choix de maintenir un niveau d’investissement très élevé pour soutenir l’activité économique des entreprises locales et les créations d’emplois parce qu’autrement, on aurait ajouté des difficultés à la crise du nickel. »

L’enseignement et la santé restent prioritaires

Les secteurs de l’enseignement, de la santé et du social mobilisent quasi 56% des crédits en 2017. Et pour cause se sont les postes les plus lourds. « La moitié des agents de la province Sud sont des enseignants du primaire » souligne Philippe Michel. La direction provinciale de l’action sanitaire et sociale et la direction de l’Enseignement consomment 2/3 du budget de la Province. Ces deux missions restent prioritaires pour la Province. »

Un choix stratégique qui s’avère payant

Fin 2017, la capacité d’épargne de la province Sud s’élevait à 2,4 milliards de francs, tandis que son taux d’endettement était stabilisé à 43%. Les choix stratégiques effectués par la collectivité pour faire face à la baisse de ses recettes depuis 4 ans sont jugés très positives par l’Agence Française de Développement dans son dernier rapport : « Pour faire face à la baisse de ses capacités structurelles de financement, la province a montré une capacité de pilotage toute à fait performante (…) Outre le quasi gel des dépenses de services et de la masse salariale, l’évolution de l’aide médicale a été maîtrisée (…) La mission continue de juger très favorablement la gestion financière de la collectivité sur la période étudiée, constatant notamment sa capacité à maintenir un excédent de fonctionnement courant malgré des marges de manœuvre objectivement limitées. »

Pour l’avenir, Philippe Michel se montre confiant : « Aujourd’hui, il faut au plan politique avec la consultation de novembre, et économique avec la reprise des cours du nickel, entrer dans une nouvelle phase qui permettra aux collectivités de reprendre des programmes de développement plus ambitieux. »