Auxiliaires de proximité : une jeunesse au service de la population

Dix-neuf futurs auxiliaires de proximité ont reçu vendredi dernier leur attestation de formation. Ces jeunes recrues, formées dans le cadre d’un PPIC (Programme provincial d’insertion citoyenne), seront mis à la disposition de trois communes pour des missions de prévention et de médiation.

 « Vous avez acquis au cours de ce programme des savoir-faire, mais aussi des savoir-être, avec des horaires et des règles à respecter, qui vous serviront tout au long de votre vie professionnelle et  personnelle. » Après un lever des couleurs exécuté par deux futurs auxiliaires de proximité, Franck Courson, commissaire-divisionnaire et directeur de l’école de police de Normandie, félicite la nouvelle et quatorzième promotion. Avant de glisser un conseil à l’attention des jeunes agents : « Soyez curieux, ouvrez les yeux et les oreilles : ça ne peut qu’être bénéfique pour votre travail ! »

Jeunesse, engagement et service

Durant les quatre semaines de formation pilotée par la province Sud, les formateurs de l’école de police alternaient avec des intervenants extérieurs, avec l’objectif d’offrir des bases à la fois pratiques et générales aux agents : détecter des faux billets ou documents chez un commerçant ; gérer les conflits, bagarres et autres « happy slappings » ; se former aux premiers secours ; ou encore avoir des bases théoriques en matière de droit pénal et de compétences communales…

Marie-Françoise Hmeun, présidente de la Commission de l’emploi et de la formation professionnelle, a participé à la remise des précieux documents. « Ces attestations que nous vous remettons aujourd’hui avec beaucoup de fierté représentent un début pour vous, parie l’élue provinciale. Avec les communes partenaires, nous montrons que notre priorité va vers la jeunesse, une jeunesse qui a le sens de l’engagement, au service des gens et de la population. »

C’est le cas de Pierre Wahmetu, 25 ans, plein d’entrain à la perspective de retrouver le terrain avec ses nouvelles fonctions. « On était plutôt du mauvais côté de la loi, maintenant on essaie de changer, lâche-t-il avec le sourire. Je pense être affecté au secteur de Rivière-Salée. J’y habite et on se connaît entre jeunes. Comme ça, ils vont voir le changement par rapport à avant : maintenant il y a une ligne de conduite à suivre, des règles à respecter ! » S’il a apprécié l’ensemble de la formation, il a été particulièrement intéressé par une intervention extérieure portant sur les phénomènes de radicalisation religieuse, ainsi qu’une démonstration de déminage, avec la neutralisation d’un colis suspect.

Les yeux de la police… et du quartier

Comme pour Pierre, c’est lors d’un passage par la DEFE que Nenema Kalo, 25 ans également, a entendu parler du programme. « Depuis mon retour de Métropole avec un DUT en carrière sociale, je n’avais pas trouvé de travail dans mon secteur. Ces missions me correspondront, parce que j’aime la médiation, le relationnel. On est les yeux de la police, et en même temps ceux du quartier.  La population communique plus avec les auxiliaires qu’avec la police. Du coup, on peut aider à faire remonter des informations ! »

Dès cette semaine les nouveaux agents gagnent leur mairie d’affectation (15 à Nouméa, 2 à Dumbéa et 2 au Mont-Dore). La prochaine session de formation est prévue du 29 octobre au 23 novembre prochains.