La future « Centrale pays » sur les rails

En remplaçant le fioul lourd par le gaz liquéfié, la future centrale réduira les émissions de gaz à effet de serre et devrait atténuer le prix de l’électricité en province Sud.

Mardi 6 mars, Le projet de loi permettant le financement de la future « Centrale Pays » a été adopté par le gouvernement de Nouvelle-Calédonie. Cet acte fort entérine donc le choix du gaz naturel liquéfié en substitution du fioul lourd utilisé depuis 45 ans par l’actuel centrale de Doniambo, dont l’arrêt est prévu en 2023. Archaïque, polluante, coûteuse et même risquée pour la SLN comme pour le réseau public, « Doniambo » devait être rapidement remplacée par une centrale propre, économique et fiable, qui réponde à la fois aux besoins du réseau de la distribution publique, au sein duquel les énergies renouvelables vont considérablement se développer, et à ceux de la SLN.

Le projet de future centrale est prévu pour satisfaire intégralement aux besoins de la SLN (160 MW) et venir par ailleurs compléter la fourniture en énergie de la distribution publique (40 à 60 MW).

Le gaz naturel est un combustible qui émet significativement moins de polluants que le fioul. Comparé à la situation actuelle, il y aurait une annulation totale des émissions de SO2 (- 100 %) ; une division par 14 des émissions de NOX – oxyde d’azote (- 93 %) ; une division par 14 des émissions de poussières (- 93 %).
Dans le cadre de sa politique publique environnementale, la province Sud veillera au bon fonctionnement de cette installation classée, et à sa compatibilité avec le schéma de transition énergétique initié par l’institution depuis 2016.