Projet Lucy : « Un gain environnemental considérable ! »

Derrière l’autorisation d’exploiter, présentée le 1er décembre, accordée par la province Sud à Vale pour le projet « Lucy », se cache une véritable avancée en matière de développement économique et durable. Ou comment la Province réussit le pari de permettre à l’industriel de poursuivre ses activités, tout en préservant l’impact sur l’environnement de Nouvelle-Calédonie. Explications du président Philippe Michel.

En quoi l’autorisation d’exploiter accordée à Vale au projet Lucy est une bonne nouvelle ?

« Le projet Lucy, c’est un gain environnemental considérable. Dans le cadre d’un procédé de gestion des résidus tout à fait novateur, on va continuer d’exploiter le même site, sans en impacter de nouveau pendant encore 25 ans. Telle était la première condition posée à Vale par la province Sud. Trouvez-nous une solution qui permet de ne pas impacter de nouveau plusieurs centaines d’hectares pour la gestion des résidus. Ensuite, effectivement, techniquement, on est sur un projet dont les garanties de sécurité sont avérées, et ce, parce que l’on ne construit pas de nouveau barrage. En réalité, on vient s’adosser, avec une pente beaucoup plus douce, à l’aire de stockage existante, ce qui fait que, en l’état actuel, toutes les garanties possibles et requises sur la stabilité, la sécurité et la limitation des impacts environnementaux de ce procédé de stockage de résidus, existent.»

Le projet « Lucy » est-il définitivement lancé ?

« L’État a rempli sa part du contrat en apportant, à titre exceptionnel, des concours financiers énormes à l’industriel du Sud. La province Sud a fait sa part en apportant des autorisations administratives qui étaient demandées par l’industriel. Les salariés de Vale ont fait leur part en obtenant des gains de productivité et un abaissement des coûts de productions considérables. Il ne reste plus maintenant qu’un acteur qui doit remplir sa part du contrat, c’est le board de Vale, en recherchant et en trouvant ce nouvel actionnaire qui doit financer ce dernier investissement. Évidemment, je formule le vœux que ces discussions aboutissent le plus vite possible, en rappelant que tous les autres indicateurs et que toutes les autres conditions qu’avait été posés par le P-dg de Vale pour la poursuite de l’activité, ont été remplis. Le déblocage définitif du projet Lucy et le lancement des travaux dépendent effectivement de la capacité de Vale à boucler les négociations avec un nouvel actionnaire qui apportera le financement du projet. »