Protéger les enfants en difficulté

Chaque année, sur décision de justice, 200 jeunes mineurs sont placés, dont la plupart dans des familles d’accueil. C’est ce qui a conduit la province Sud à privilégier le placement en famille d’accueil plutôt qu’en foyer et à restructurer les dispositifs des foyers.

« Tous les spécialistes, a expliqué Philippe Michel le président de la province Sud, nous disent que pour le traitement d’un mineur en danger, le mieux, c’est une famille d’accueil, plutôt qu’un placement en foyer. Nous avons augmenté, très significativement, le nombre de nos placements en famille d’accueil. Dès lors, le nombre de mineurs à placer en foyer ne justifie plus le maintien de trois ou quatre foyers. Nous avons donc recentrer tous les placements sur le foyer de Dumbéa-sur-Mer inauguré en début d’année. On ne place en foyer que les cas les plus difficiles, les plus spécifiques. Mais, rien ne peut remplacer l’attention, l’accompagnement et l’amour d’une famille organisée et structurée ».

Et pour ce qui est de la fermeture des foyers gérés jusqu’alors par l’association de sauvegarde de l’enfance, de l’adolescence et des adultes de Nouvelle-Calédonie, Philippe Michel a précisé que la province Sud accompagnait l’ASEANC afin que la fermeture des foyers ne se traduise pas par des licenciements, ou du chômage pour les salariés.