Un chantier d’insertion pour le développement touristique de Petit-Couli

Quatre stagiaires de la tribu de Petit-Couli à Sarraméa ont rénové, pendant 4 mois, le bloc sanitaire situé au niveau de la case de la grande chefferie. Des travaux réalisés dans le cadre d’un chantier d’insertion financé par un contrat de développement État/province Sud et suite auquel trois jeunes ont trouvé un emploi.

Il y avait du monde mardi 26 septembre à la grande chefferie de la tribu de Petit-Couli à Sarraméa. Et pour cause ! Il s’agissait d’inaugurer le fruit de plusieurs mois de chantier de reconstruction du bloc sanitaire destiné aux touristes et aux usagers de la maison commune. Représentants de la province Sud, de l’Etat, de la municipalité et des coutumiers, ainsi que les partenaires (la MIJ et le Service de Médiation, d’Insertion et de Prévention et l’association calédonienne pour le travail et l’insertion vers l’emploi -ACTIVE), avaient fait le déplacement. « On a travaillé ensemble, on a réuni nos énergies pour en arriver là, souligne Dominique Molé, vice-président de la province Sud. Nous, les institutions, nous sommes un outil au service de la population ».

Découverte de métiers et travail en équipe

La tribu de Petit Couli, située à 4 kilomètres de la commune de Sarraméa, est connue pour sa grande case, principale aire touristique de la tribu, dont le chef Bergé Kawa assure la gestion. Réhabilitation de bâtiment, travaux publics, espaces verts, environnement, agriculture, horticulture, embellissement, domaines culturel, artistique, touristique, etc. Les chantiers d’insertion concernent les demandeurs d’emploi de longue durée et en difficulté, les travailleurs handicapés, les jeunes suivis par la MIJ ou toute personne rencontrant des difficultés particulières d’insertion. Pour Frédéric, jeune homme d’une vingtaine d’années, l’expérience a été enrichissante : « J’ai découvert les métiers du bâtiments et le travail en équipe. Ces 6 mois de chantier m’ont motivé et m’ont donné confiance ».

« Il faut montrer que la jeunesse du pays doit être prise en compte, continue Dominique Molé. C’est par le travail qu’on aidera les jeunes de ce pays à préparer leur avenir ». « Nous avons eu une bonne équipe sur ce chantier, confie José Marques, responsable de l’antenne de la MIJ de La Foa et conseiller en insertion professionnel, qui a suivi personnellement chaque jeune dans son projet professionnel. Trois d’entre eux ont trouvé du travail et un autre est en formation, pour nous, c’est positif. Mais nous continuons néanmoins à les suivre dans leur parcours. »

Si la MIJ suit les jeunes dans leur parcours, c’est l’association calédonienne pour le travail et l’insertion vers l’emploi (ACTIVE) qui s’occupe des jeunes au quotidien sur les chantiers. Marin, animateur de chantier, a ainsi encadré les 6 mois de travaux du bloc sanitaire de Petit-Couli : « Il faut avoir de l’autorité, se faire respecter. On est là pour leur apprendre les bons comportements, ils sont en situation de travail : il faut donc respecter les horaires, les tenues de sécurité. Le plus difficile est de donner la motivation aux jeunes, de les emmener à s’intéresser à ce qu’ils font. Une fois que c’est le cas, c’est gagné ! ».