L’exploitation minière sous surveillance

L’hémicycle de la province Sud a fait salle comble lundi après-midi. Deux dossiers cruciaux ont été examinés lors de cette séance : l’arrêté d’autorisation d’exploitation minière et le projet de stockage des résidus secs. A l’issue d’un long débat avec les associations environnementales, l’industriel Vale NC et les différents acteurs institutionnels, la province Sud a annoncé qu’elle signerait l’arrêté d’autorisation d’exploitation minière.

Ce Comité d’Information, de Concertation et de Surveillance (CICS) sur les impacts environnementaux du site de Vale Nouvelle-Calédonie portait sur un dossier essentiel, sinon vital pour l’industriel et ses partenaires, l’autorisation d’exploitation minière de Goro pour une durée de 25 ans, mais révisable tous les 5 ans. « L’ensemble des collectivités et des services ont émis un avis favorable » souligne Philippe Michel, président de la province Sud. « L’arrêté reprend les recommandations du public, des services et du commissaire enquêteur avec une attention toute particulière pour les eaux de surface ou souterraines. » Les associations environnementales insistent sur la nécessité d’un suivi environnemental plus pointu. Ce qui sera prochainement fait à travers la Convention pour la conservation de la Biodiversité qui devrait être signée entre l’industriel et la collectivité.

La province Sud et Vale NC ont été particulièrement attentifs à leurs inquiétudes. Mais au terme d’un long débat, le président de la province Sud a déclaré : « Il n’y a pas d’obstacle à ce que je signe l’arrêté. Ce projet est essentiel pour la visibilité de Vale NC, tant au niveau local qu’à l’échelle mondiale ainsi que pour la pérennisation des 1 400 salariés. » A la demande de la population du Grand Sud, un déplacement sur le terrain est envisagé dans les prochaines semaines pour « se rendre compte de la zone à exploiter ».

Lucy : un projet de stockage les résidus de l’usine

L’autre sujet majeur évoqué en CICS concernait la capacité de stockage des résidus humides de Kwé Ouest (KO2) qui sera atteinte en 2021. La solution proposée est la transformation des livixiats par un procédé d’assèchement des résidus. Ainsi les résidus ne seront, non plus humides mais secs, et toujours stockés sur le parc actuel de KO2. « S’il n’y a pas de projet Lucy, il n’y a pas de Vale NC » a insisté Daryush Khoshneviss, le directeur général de Vale NC. Cette technologie avancée représente un gain environnemental important, puisqu’elle permettra d’allonger la durée de vie de KO2 jusqu’en 2044 (au lieu de 2021).